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Les députés du Bloc Québécois disposent de toute la latitude nécessaire pour exprimer leurs points de vue publiquement

15 août 2002

Ottawa, le jeudi 15 août 2002 – Prenant acte des efforts de rapprochement tentés auprès du député de Chambly, les membres de l’exécutif du caucus du Bloc Québécois, parlant au nom de 32 des 33 députées et députés rejoints, déplorent la décision du député de Chambly, Ghislain Lebel, de quitter le Bloc Québécois.

« Les conditions présentées hier à  Ghislain Lebel lors de sa rencontre avec le chef du Bloc Québécois étaient acceptables. Malheureusement, Ghislain Lebel, en est arrivé à  des conclusions différentes et nous respectons sa décision », a déclaré la présidente du caucus du Bloc Québécois, Monique Guay, aujourd’hui en conférence de presse.

« Nous nous réjouissons toutefois des excuses formulées par Ghislain Lebel à  l’endroit du chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, et nous estimons qu’il aurait dû faire de même à  l’endroit du premier ministre du Québec et de son gouvernement », a ajouté Monique Guay.

Les membres de l’exécutif du caucus divergent également d’opinion avec Ghislain Lebel quant à  la capacité des députées et députés du Bloc Québécois de s’exprimer en public.

« Les députées et les députés du Bloc Québécois disposent de la latitude nécessaire pour exprimer leurs points de vue publiquement sur l’ensemble des dossiers qui les intéressent », a souligné le vice-président du caucus, Benoît Sauvageau.

« Les orientations du Bloc Québécois sont soit adoptées par les militantes et les militants du parti en Congrès ou sur proposition des porteurs de dossiers au sein de l’aile parlementaire, proposition qui doit faire consensus au caucus. Les députées et députés connaissent ces orientations et se doivent d’en tenir compte dans leurs interventions publiques », a poursuivi Benoît Sauvageau.

« Les députées et députés savent aussi que lorsque leur point de vue diffère des orientations du Bloc Québécois, il existe des forums publics au sein du parti – allant de l’assemblée de circonscription au Congrès du parti – pour exprimer leurs opinions. Ces façons de faire sont connues de tous et, en ce sens, la condition proposée à  Ghislain Lebel était tout à  fait acceptable », a renchéri la trésorière du caucus, Pauline Picard.

Le président sortant du caucus et ancien porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Affaires autochtones, Claude Bachand, a pour sa part rappelé que le Bloc Québécois est d’accord avec le principe de la négociation avec les communautés autochtones.

Dans les orientations adoptées au Congrès du Bloc Québécois de janvier 2000, il est stipulé que « René Lévesque, en faisant du Québec le premier État en Amérique du Nord à  reconnaître en son sein les nations autochtones, nous a légué la responsabilité de reconnaître leurs droits, y compris le droit à  leur autonomie politique ».

Claude Bachand a aussi précisé que la question des négociations avec les autochtones avait déjà  fait l’objet de discussions au caucus et que ces discussions se poursuivront dans l’avenir.

La vice-présidente du parti, Hélène Alarie, accompagnait les membres de l’exécutif en conférence de presse.