Non classé

Nation québécoise : jusqu’où les conservateurs sont-ils prêts à  aller pour se faire du capital politique?

02 avril 2008

Ottawa, le mercredi 2 avril 2008 – « Non seulement les conservateurs fédéraux n’ont-ils pas livré la marchandise au regard de la reconnaissance de la nation québécoise depuis leur arrivée au pouvoir, mais maintenant, ils ont le culot de nous dire qu’ils sont prêts à  mettre de la chair sur les os pour la reconnaissance de la nation québécoise s’ils formaient éventuellement un gouvernement majoritaire. Les conservateurs ont pourtant déjà  maintes fois démontré leur mauvaise foi dans ce dossier », a déclaré aujourd’hui le leader parlementaire du Bloc Québécois, PierrePaquette, alors qu’il commentait les propos tenus plus tôt par le ministre fédéral du Travail et ministre de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Jean-Pierre Blackburn.

Le député de Joliette a souligné que les conservateurs ont obtenu, pas plus tard que cette semaine, une occasion unique de démontrer leur bonne volonté. Ils ont pourtant refusé d’appuyer la motion du Bloc Québécois réclamant l’adoption de mesures pour concrétiser la reconnaissance de la nation québécoise. « Le Bloc Québécois a fait plusieurs propositions pour concrétiser cette reconnaissance, et nous sommes ouverts à  considérer d’autres gestes en ce sens. Toutefois, il devient évident qu’en votant contre les mesures concrètes véhiculées par notre motion, des mesures toutes simples, les conservateurs n’ont aucune intention de passer à  l’acte. Ils nous ont démontré que leur prétendue reconnaissance de la nation québécoise n’est qu’une coquille vide », a commenté PierrePaquette.

« Contrairement à  ce que le ministre Blackburn affirme, son gouvernement peut agir. Il a les moyens pour le faire et il bénéficiera de l’appui du Bloc Québécois pour toute mesure qui s’avérera profitable pour le Québec. Mais comment peut-on lui prêter bonne foi quand son gouvernement a encore tout récemment refusé d’appuyer les réclamations du Québec afin de conserver le contrôle de la programmation des médias électroniques sur son territoire, ou encore sur son modèle d’intégration des Néo-Québécois? » a questionné PierrePaquette.

« À la lumière du petit jeu auquel se livrent les conservateurs, on peut se demander jusqu’où sont-ils prêts à  se rendre pour se forger du capital politique sur le dos de la nation québécoise. Ils ont jusqu’ici repoussé toutes les propositions et repoussé toutes les chances de démontrer leur bonne volonté. S’ils ont réellement l’intention d’agir, qu’ils le fassent maintenant », a conclu PierrePaquette.