Bloc Québécois

Sites d’injection supervisée: Gilles Duceppe demande à Ottawa de se tasser du chemin

19 août 2015

Montréal, mercredi 19 août 2015 – Le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, a interpelé aujourd’hui Santé Canada afin que le ministère fédéral cesse de ralentir la mise en place de sites d’injection supervisée sur l’île de Montréal.

« Il y a un consensus extraordinaire dans le milieu : les acteurs politiques, communautaires, la Ville de Montréal, les gens de la santé, les services de police, les usagers, tout le monde est conscient que nous avons besoin d’outils afin d’aider les femmes et les hommes aux prises avec des problèmes de toxicomanie. Tout le monde ? Non, le gouvernement fédéral met encore des bâtons dans les roues de notre modèle de solidarité québécois », a déclaré Gilles Duceppe.

Le chef du Bloc Québécois a rencontré les gens de l’organisme Dopamine, un des sites d’injection supervisée prévus, en compagnie de son candidat dans Hochelaga, Simon Marchand, et de la députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier.

Celle-ci a lancé un cri du cœur : « On s’attendrait à ce qu’un gouvernement fasse partie des solutions, qu’il aide la communauté. Mais le gouvernement canadien fait systématiquement partie du problème ici, en matière de politique sociale. Tout le monde en a assez ! Ça fait quatre ans qu’on n’entend plus la voix du Québec, la voix d’Hochelaga à Ottawa. On a essayé le NPD, mais ça ne fonctionne pas. C’est le temps qu’on se redonne des forces en envoyant des députés du Bloc à Ottawa », a lancé Mme Poirier.

« Carole a raison. L’an dernier, à Montréal, plus de 80 personnes ont fait des surdoses et on compte 25 décès. On ne peut pas laisser faire ça. L’idéologie conservatrice est en train de mettre en péril la vie de gens qui en arrachent. C’est environ 4000 utilisateurs à Montréal que les sites peuvent soutenir. Il n’y a pas de temps à perdre, Santé Canada doit donner une exemption maintenant à la Loi sur les drogues et se tasser du chemin », a conclu Gilles Duceppe.