Bloc Québécois

Budget fédéral 2017-2018: Le Bloc Québécois dévoile ses attentes budgétaires

09 mars 2017

Ottawa, le 9 mars 2017 – Le porte-parole du Bloc Québécois en matière de finances, Gabriel Ste-Marie, et le chef intérimaire, Rhéal Fortin, ont présenté aujourd’hui les attentes budgétaires de leur parti. Chiffrées et réalistes, elles découlent des multiples consultations menées au Québec dans le dernier mois.

«  Près d’un an et demi après les élections, on réalise que les politiques fédérales ne répondent absolument pas à nos besoins. À chaque fois qu’Ottawa avance quelque chose, ça nous fait reculer. Harper travaillait pour Calgary; Trudeau travaille pour Toronto. Pour le Québec, ça revient au même », a affirmé M. Fortin. Face à une économie en changement rapide, l’avenir appartient aux sociétés créatives et innovantes, aux secteurs de pointe. Sur ce plan, le Québec se distingue du Canada, dont l’économie innove très peu », a-t-il poursuivi. Dix ans après avoir reconnu que notre nation existe, c’est au fédéral de s’adapter à nos particularités, ce n’est pas à nous à entrer dans son moule. Nos attentes représentent ce qu’on estime prioritaire pour un budget fédéral moins mésadapté que d’habitude à la réalité québécoise. »

Finances publiques
« Selon le Directeur parlementaire du budget, dans 30 ans, Ottawa aura entièrement payé sa dette, tandis que le Québec et les provinces seront en faillite », a rappelé M. Ste-Marie. Pour se dégager une marge de manœuvre, Ottawa doit agir pour mettre fin aux paradis fiscaux et aller chercher l’argent qui nous revient, couper dans le soutien aux énergies fossiles et mettre un terme au fiasco sans fin de Muskrat Falls. »

Justice sociale
« Alors qu’Ottawa accapare environ 45 % des revenus fiscaux, ce sont le Québec et les provinces qui assument la quasi-totalité des services publics, incluant la santé dont les coûts ne cessent de croître avec le vieillissement de la population », a rappelé M.
Ste-Marie. C’est l’éternel problème du déséquilibre fiscal. En plus de rétablir la hausse des transferts en santé et en éducation à 6 % jusqu’à ce qu’Ottawa assume le quart de la facture, nous demandons un meilleur accès à l’assurance emploi, notamment en abaissant à 360 heures le nombre d’heures travaillées pour y avoir droit, ainsi qu’une une modulation de la durée des prestations selon les régions pour mettre fin au « trou noir ». Il est temps que le régime cesse d’être une taxe à l’emploi et redevienne une aide aux travailleurs. Le gouvernement fédéral doit aussi revoir la loi sur les arrangements fiscaux avec les créanciers pour mieux protéger les retraites de nos travailleurs », a-t-il poursuivi.

Bien vivre, partout sur le territoire
«  Les ratés de l’assurance emploi tuent la vitalité des régions, où le travail est souvent saisonnier. Il n’y a rien de plus sacré pour un peuple que l’occupation de son territoire. Or, le Québec ratatine, les régions ressources se vident de leurs jeunes. Pour freiner l’exode, Ottawa doit compenser le manque de main-d’œuvre qualifiée par un crédit d’impôt pour les jeunes diplômés en région.

« La décrépitude des infrastructures fédérales ne favorise en rien la rétention des jeunes familles », a souligné M. Ste-Marie. Nous demandons à Ottawa de transférer en bloc à Québec les sommes destinées à ses infrastructures. Le gouvernement fédéral doit aussi renoncer à la banque de privatisation des infrastructures pour plutôt instaurer une ligne de crédit pour diminuer les coûts. »

Économie
« Alors que chez nous, on mise sur les secteurs de pointe et la force entrepreneuriale québécoise, ailleurs on retrouve plutôt des filiales d’entreprises américaines et des entreprises de moyenne technologie. Le fédéral doit se doter d’une politique de sauvegarde des sièges sociaux pour que ceux qui sont établis au Québec puissent y rester. Une politique de l’aéronautique reconnaîtrait toute l’importante qu’a ce secteur dans l’économie du Québec comme dans celle du Canada, par ricochets. Aussi, Ottawa doit rendre disponible du capital de risque pour les startups dans le domaine du multimédia, de l’intelligence artificielle et des technologies de l’information.

« On se rappelle qu’à une époque, la circonscription québécoise de Saint-Laurent comptait sur son territoire plusieurs chefs de file dans les secteurs de pointe, que ce soit en pharmaceutique ou encore en aéronautique avec des entreprises comme Bombardier et Aveos. Ottawa doit prendre conscience que l’économie du Québec n’est pas celle du Canada. Que c’est le Québec qui s’appuie sur des secteurs qui gagneront en importance. Que l’avenir, c’est le Québec », a conclu M. Ste-Marie.

Le détail des attentes budgétaires présentées par le Bloc Québécois est disponible pour consultation à cette adresse : http://www.blocquebecois.org/AB_2017