Bloc Québécois

Politique de défense canadienne : « Le temps est venu d’avoir notre juste part des investissements faits dans les Forces » — Michel Boudrias

11 juin 2017

Ottawa, le 11 juin 2017 – À la suite de la présentation par le gouvernement canadien de sa nouvelle politique de défense, le porte-parole du Bloc Québécois en cette matière, Michel Boudrias, a tenu à réagir. Au nom de sa formation politique, il réclame que les militaires francophones puissent avoir les mêmes possibilités d’avancement et de prise d’expériences que les militaires anglophones, alors que la langue de travail des Forces armées demeure essentiellement l’anglais.

« Avec sa politique de défense, le ministre a fait quelques annonces intéressantes, comme l’objectif d’augmenter le nombre de femmes et de membres des minorités. Ce que le ministre n’a pas fait, par contre, c’est de parler de la place du français dans les Forces. Pas un seul mot à cet effet! », a fait remarquer M. Boudrias.

« Pour l’avoir moi-même vécu dans ma carrière, je sais qu’Ottawa est peu sensible à la place du français dans les Forces. Quand on se fait répondre que c’est en anglais que ça se passe et que c’est normal ainsi, on est loin du respect que les francophones méritent. Vous êtes un francophone dans la Marine? En anglais! Dans les Forces spéciales? En anglais. Les cours nationaux? En anglais! « If you don’t understand, ask a friend », qu’on nous disait », a ajouté le député.

Le Bloc Québécois recommande que la Défense adopte des moyens concrets pour corriger la situation, qu’il juge inacceptable. Ottawa doit établir, aux abords du fleuve Saint-Laurent, un port d’attache afin de constituer une unité navale régulière de langue française. Il doit aussi fournir les navires et équipements rattachés afin de favoriser le recrutement d’équipages de langue française et le développement d’unités permanentes unilingues françaises, telles le Royal 22eRégiment.

« Le gouvernement met à jour sa politique de défense tous les 10 ans. Et pas un seul mot sur la place du français! Est-ce qu’il va falloir attendre encore 10 ans pour que le gouvernement commence à respecter les francophones qui servent dans les Forces? Quand est-ce que le ministère de la Défense va commencer à respecter les militaires francophones? », a demandé M. Boudrias pour conclure.