Bloc Québécois

Projet de loi sur le financement des partis politiques : Consacrer l’immoralité dans la loi

01 juin 2017

Ottawa, le 31 mai 2017 – « Plutôt que de diminuer l’influence des gros donateurs aux partis politiques, les libéraux déposent un projet de loi qui oblige les partis à faire la publicité de leurs cocktails! Ils n’ont rien compris. Apprendre dans les journaux que les libéraux ou les conservateurs font des cocktails à 1000 dollars, ça n’en augmente pas l’accessibilité pour le monde ordinaire. Le problème n’est pas seulement que les partis fédéralistes font des cocktails en cachette, le problème, c’est que les sommes demandées pour y assister sont tellement exorbitantes que ça finit toujours par des retours d’ascenseur. Le gouvernement libéral a tout simplement décidé de consacrer l’accès aux ministres comme moyen de financement », a déclaré le chef parlementaire du Bloc Québécois et député de Verchères-Les Patriotes, Xavier Barsalou-Duval.

Rappelons que les partis politiques fédéraux recevaient un financement public selon le nombre de votes reçus jusqu’à ce que les conservateurs abolissent cette mesure en 2011. Or, les libéraux de Justin Trudeau refusent de rétablir le financement public des partis, faisant valoir que les règles canadiennes sont parmi les plus strictes au monde. Le député de Montcalm et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’institutions démocratiques, Luc Thériault, n’est pas de cet avis : « Au Québec, non seulement il y a un financement public des partis politiques, mais en plus, on a réduit le montant maximal des contributions. Le résultat, c’est que c’est le monde ordinaire qui finance les partis politiques québécois, pas les élites qui essaient de promouvoir leur programme personnel. Le projet de loi qu’on a sous les yeux encourage la tenue d’activités réservées aux plus riches. C’est le principe même du financement populaire qui est bafoué. Dans le fond, ce projet de loi se limite à rendre légal ce qui est immoral. C’est la bonne vieille recette du parti des commandites! »

« Les amis des libéraux ne signent pas leurs gros chèques pour rien. Il faut les tenir le plus loin possible de la table de décision pour que la population puisse avoir confiance en ses institutions. Ce qui n’était pas moral avant ce projet de loi n’est toujours pas moral après. Dans le fond, les libéraux consacrent leur immoralité dans la loi », a conclu Xavier Barsalou-Duval.