Bloc Québécois

Évaluation du projet d’oléoduc Énergie Est par l’ONÉ:

24 août 2017

Montréal, le 24 août 2017 –  Alors que l’ONÉ faisait connaître hier en fin de journée l’étendue qu’aura son évaluation du projet Énergie Est de TransCanada, la porte-parole du Bloc Québécois en matière d’environnement, Monique Pauzé, demande au ministre fédéral des Ressources naturelles d’annuler le processus d’examen et réitère que le gouvernement doit tout simplement abandonner ce projet d’oléoduc.

« À l’évidence, les libéraux ne se laissent pas tourmenter par leur manque de cohérence. Comment le gouvernement peut-il d’un côté reconnaître que l’ONÉ a grand besoin d’être réformé et, de l’autre, laisser l’organisme poursuivre son évaluation du projet d’oléoduc ? Et encore, comment un gouvernement qui veut faire croire au monde entier qu’il est résolu dans sa lutte aux changements climatiques peut-il laisser se poursuivre l’étude d’un projet aussi néfaste pour le Québec que pour la planète? L’ONÉ manque de crédibilité et le gouvernement, de cohérence. S’il veut rencontrer les cibles de l’Accord de Paris, le gouvernement doit arrêter de se mettre à genoux devant l’industrie pétrolière et s’atteler à la tâche ! », a déclaré Mme Pauzé.

Au printemps, le comité d’experts mandaté par le ministère des Ressources naturelles recommandait dans son rapport de remplacer l’ONÉ par un nouvel organisme. Il y a un an, le National Observer faisait état d’une rencontre privée entre Jean Charest, alors consultant pour TransCanada, le président de l’ONÉ et deux des trois commissaires chargés d’étudier le projet Énergie Est. Le processus d’évaluation de l’ONÉ n’en était pas à ses premiers ratés et la lumière n’a toujours pas été faite sur l’épisode de l’an dernier.

« Que le gouvernement s’entête à aller de l’avant avec l’étude d’un projet aussi dommageable pour l’environnement, malgré la vive opposition de la société québécoise et malgré la démonstration de manquements graves au sein de l’organisme d’évaluation, ça nous donne une idée du manque de sérieux du gouvernement dans ses engagements environnementaux. Je demande à nouveau au ministre d’annuler le processus d’examen et d’abandonner le projet. Si le Québec était seul maître de ses choix, il n’aurait pas à demander sans cesse au Canada : il n’aurait plus qu’à agir de manière à ce qu’un tel projet ne voit jamais le jour ici », a conclu Mme Pauzé.