Bloc Québécois

Mise à jour économique du gouvernement Trudeau : ce que les Québécois veulent est ignoré à Ottawa

22 novembre 2018

Ottawa, le 21 novembre 2018 – « Ce que les Québécois veulent est ignoré à Ottawa. Qu’il s’agisse du financement de la santé, de la pleine compensation de nos producteurs laitiers, du plein épanouissement de notre culture ou de justice fiscale, nos priorités sont laissées pour compte. Ce que nous voulons ne trouve pas écho ici », a déploré Gabriel Ste-Marie.

Le porte-parole du Bloc Québécois en matière de finances ainsi que Xavier Barsalou-Duval, porte-parole du parti en comptes publics, ont dénoncé une mise à jour économique déconnectée de la population québécoise. « Les mesures de stimulation des investissements des entreprises sont louables, mais le reste du document n’est constitué que d’intentions. C’est beaucoup de bruit pour un énoncé généralement sans impact dans le réel », selon M. Barsalou-Duval.

Santé

« La priorité des Québécoises et des Québécois, c’est la santé, mais pas à Ottawa, où le gouvernement diminue sa participation financière. Ottawa perçoit la moitié des impôts, mais paie seulement le cinquième des dépenses en santé et nous menace même de nouvelles coupes », a critiqué M. Ste-Marie. Le Bloc Québécois exige qu’Ottawa corrige sa décision de couper de moitié l’indexation des transferts en santé pour la réaugmenter à 6 % annuellement plutôt que 3 %, jusqu’au jour où il assumera le quart de la facture.

Producteurs laitiers

« Les Québécois veulent que nos producteurs laitiers vivent décemment de leur travail. On veut un engagement ferme qu’ils seront pleinement compensés pour les pertes subies dans le libre-échange. Cette promesse ne figure pas dans cet énoncé », a déploré Xavier Barsalou-Duval. Le Bloc Québécois et la Chambre des communes ont à l’unanimité demandé au gouvernement d’indemniser pleinement les producteurs laitiers pour les pertes qu’ils subiront avec la mise en œuvre des accords de libre-échange avec l’Europe, la zone Pacifique et l’Amérique du Nord.

Culture, médias et commerce électronique

« Ce qu’Ottawa annonce aujourd’hui, c’est qu’il n’est pas prêt. Il dit vouloir établir un crédit d’impôt sur la masse salariale des médias, mais les entreprises demeurent dans l’incertitude parce que le gouvernement lui-même ne sait pas ce qu’il va faire. Il n’y a rien de concret sur la table au moment même où les salles de rédaction sont saignées à blanc. La permission d’émettre des reçus de charité pour des dons aux médias à but non lucratif ne touche à peu près personne, les entreprises médiatiques sont presque toutes à but lucratif. Aucun n’effort n’est fait non plus pour réformer les lois sur le commerce électronique de manière à favoriser la vente d’espace publicitaire dans les médias d’ici », a fait valoir M. Barsalou-Duval.

Le Bloc dénonce l’absence d’une réforme globale du cadre législatif entourant le commerce électronique. Encore aujourd’hui, les géants du Web possèdent un avantage injuste en n’ayant pas à percevoir les taxes de vente sur l’espace publicitaire, ce qui défavorise l’achat de publicité dans les médias traditionnels. Une telle réforme est également le seul moyen de soumettre les Netflix, Spotify et Youtube de ce monde aux lois qui régissent l’univers culturel québécois et d’obliger ces multinationales à payer chez nous de l’impôt pour les profits faits chez nous.

Justice fiscale

« On parle beaucoup du déficit de Justin Trudeau, mais le vrai déficit, celui qui fait mal, c’est celui causé par les profiteurs et les grandes entreprises qui cachent leur argent de l’impôt à l’étranger. Les Québécois veulent qu’Ottawa leur serre la vis aux utilisateurs des paradis fiscaux, mais encore une fois, le fédéral se met plutôt au service des banques torontoises », a vertement dénoncé M. Ste-Marie.

« Ce que nous voulons passe à la trappe à Ottawa. Cet énoncé économique ne s’adresse pas aux Québécoises et aux Québécois. Si le Québec gérait lui-même l’ensemble des finances publiques, ce ne sont pas là les choix que nous ferions collectivement. Il faudra bien un jour l’admettre : on n’est jamais mieux servi que par soi-même », a conclu Xavier Barsalou-Duval.

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Source : 

Antoni Gilbert

Attaché de presse

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