Bloc Québécois

Mettons fin à la prière à la Chambre des communes

12 juin 2019

Ottawa, 12 juin 2019 – Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, et Marilène Gill, députée de Manicouagan, déplorent la décision de la Chambre des communes de s’opposer au remplacement de la prière quotidienne qui marque le début de ses travaux par un moment de recueillement.

 « Un État qui se prétend laïque ne peut pas, au début de ses travaux quotidiens, commencer par une intervention référant à Dieu tout-puissant. Par simple cohérence et par respect pour la laïcité et la diversité, le Bloc Québécois demande que cette archaïque prière soit remplacée par une minute de recueillement » a déclaré Yves-François Blanchet.

 Chaque jour de séance, avant le début des travaux et leur diffusion télévisée, le président de la Chambre des communes récite la prière suivante : « Dieu tout-puissant, nous te remercions des nombreuses grâces que tu as accordées au Canada et à ses citoyens, dont la liberté, les possibilités d’épanouissement et la paix. Nous te prions pour notre souveraine, la reine Elizabeth, et le gouverneur général. Guide-nous dans nos délibérations à titre de députés et aide-nous à bien prendre conscience de nos devoirs et responsabilités (…) ».

 Le Bloc Québécois a déposé la demande suivante, nécessitant l’appui unanime des parlementaires : « Que cette Chambre mette un terme à la prière quotidienne d’ouverture de séance à la fin de la présente législature et qu’elle soit remplacée par un moment de recueillement ». Tant les libéraux que les conservateurs se sont opposés à cette motion.

 « C’est décevant de constater que les parlementaires fédéralistes s’opposent à la laïcité au Québec, mais imposent la prière à Ottawa.  Pour le Bloc Québécois, la prière est un choix personnel qui n’a pas sa place en introduction aux travaux de ceux et celles qui votent nos lois. Si les députés des autres partis veulent prier, qu’ils aillent à l’église. Les Québécoises et les Québécois veulent un État laïque. Et ce que le Québec veut, le Bloc le veut », a conclu Marilène Gill.

 

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Source : 

Carolane Landry

Attachée de presse

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