Bloc Québécois

Des mesures pour contrer la pénurie de main-d’œuvre en région

05 octobre 2019

Rouyn-Noranda, le 5 octobre 2019 – Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, accompagné par Sébastien Lemire, candidat du parti dans Abitibi—Témiscamingue, a annoncé une série de mesures que compte promouvoir le parti pour pallier la pénurie de main-d’œuvre en région au Québec.

« C’est un enjeu qui touche le Québec entier, mais particulièrement les régions plus éloignées. Partout, les entreprises ont de la difficulté à embaucher du personnel et sont contraintes de réduire leurs activités, voire à fermer leurs portes. Le fédéral, cet ordre de gouvernement loin des gens et surtout des régions, semble inconscient de l’ampleur du problème et n’apporte aucune solution. Nous proposons donc aujourd’hui toute une série de mesures concrètes pour venir en aide à nos économies régionales », a déclaré M. Blanchet.

Pour tenter de contrer la pénurie de main-d’œuvre en région, le Bloc Québécois propose de :

  • ·Mettre en place un crédit d’impôt aux jeunes diplômés qui s’installent en région, comme le fait déjà le gouvernement du Québec ;
  • Appuyer le Québec dans ses efforts de régionaliser l’immigration, notamment en permettant à Québec d’imposer des conditions à l’octroi de la résidence permanente, conformément à la demande du premier ministre François Legault aux chefs fédéraux ;
  • Faciliter l’accès aux travailleurs étrangers temporaires en transférant la responsabilité du programme d’Ottawa à Québec, conformément à la demande du premier ministre du Québec ;
  • Favoriser le maintien en emploi des aînés qui le désirent par des incitatifs fiscaux ;
  • Élaborer des incitatifs à l’embauche de travailleurs autochtones, en collaboration avec les Premières Nations et les Inuit ;
  • Mettre en place un programme de prêts et de garanties de prêts pour les entreprises en situation de pénurie de main-d’œuvre qui veulent se tourner vers l’automatisation.
  • Dans un contexte de pénurie de main d’œuvre, afin de favoriser une offre accrue pour les entreprises et à la suggestion d’employeurs régionaux, nous suggérons d’entreprendre une réflexion avec les acteurs socio-économiques et syndicaux pour une fiscalité ajustée et un taux d’imposition réduit pour les heures supplémentaires effectuées par des employés réguliers des entreprises.

« Il n’y a pas de solution miracle à la pénurie de main-d’œuvre, mais pour l’instant, Ottawa ne fait strictement rien pour s’attaquer au problème. Les mesures concrètes que nous proposons doivent être mises en place dès le retour du Parlement pour que les intervenants régionaux puissent en mesurer l’impact le plus rapidement possible. C’est le temps de passer à l’action », a conclu Yves-François Blanchet.

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