Bloc Québécois

Laïcité : le Québec sait ce qui est bon pour le Québec

26 novembre 2019

Montréal, le 26 novembre 2019 – Au lendemain de l’adoption d’une motion par l’Assemblée législative de l’Ontario dénonçant la loi 21 sur la laïcité de l’État québécois, Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, et Marie-Hélène Gaudreau, porte-parole du parti en matière de Vivre-ensemble, ont invité les parlementaires de Queen’s Park à se ne pas intervenir dans les affaires du Québec.

« Les Québécois et les Québécoises ont le droit de choisir eux-mêmes et démocratiquement des politiques qui s’appliquent en matière de laïcité de l’État, tout comme les Ontariens et les Ontariennes. En fait, absolument rien ne justifie cette bravade de l’assemblée législative ontarienne à l’encontre d’une loi québécoise. Le Québec choisit ses propres lois et ne cherche pas à les imposer à autrui. J’invite les élus ontariens à agir de la même façon. Le Québec n’avait pas besoin de cette provocation pour assumer sa différence », a déclaré M. Blanchet.

La motion, présentée par le NPD ontarien et sa cheffe Andrea Horwath, demande au gouvernement de l’Ontario d’exiger au Québec l’abrogation immédiate de la loi 21 et de s’engager à participer dans toute éventuelle contestation de cette loi, que le parlement ontarien a qualifiée de « discrimination ». La cheffe du NPD a même comparé la laïcité de l’État québécois au « racisme et à l’intolérance » en déclarant que « L’Ontario doit se tenir debout et nous devons dénoncer, en tant que Canadiens, toutes formes de racisme, de préjudice et d’intolérance ».

« Le Bloc Québécois dénonce ce mépris à l’endroit des Québécoises et des Québécois. Si l’Ontario choisit le multiculturalisme comme mode d’aménagement de la société ontarienne, c’est son choix. Le Québec a fait le choix tout aussi légitime d’avoir un État laïque dont les représentants et représentantes en position d’autorité ne font pas la démonstration de leurs convictions religieuses ou politiques personnelles dans l’exercice de leurs fonctions. C’est notre droit, notre choix et ça ne concerne en rien les élus à Toronto », a conclu Mme Gaudreau.