ACEUM : Le Bloc Québécois en tournée pour soutenir les travailleurs de l’aluminium

Baie-Comeau, le 10 février 2020

ACEUM : Le Bloc Québécois en tournée pour soutenir les travailleurs de l’aluminium

 

De passage à Sept-Îles et Baie-Comeau, Alexis Brunelle-Duceppe, députée de Lac-Saint-Jean, et Marilène Gill, députée de Manicouagan, sont venus soutenir les travailleurs de l’aluminium dans le cadre d’une tournée de Sept-Îles à Bécancour.

 

« Le gouvernement fédéral doit comprendre que l’industrie de l’aluminium est cruciale pour le Québec. La vitalité de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean en souffrira si le secteur de l’aluminium n’est pas protégé comme celui de l’acier. Je parle en connaissance de cause puisqu’il y a deux alumineries dans ma circonscription et que l’une d’elles est la plus importante en Amérique. Pourtant, le nouvel accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique met en péril au moins 60 000 emplois dans l’industrie de l’aluminium. Avec cet accord, Ottawa offre aux Ontariens la protection de leur secteur de l’acier contre l’abandon complet de l’aluminium du Québec. Il est inacceptable que nos travailleurs de l’aluminium servent de monnaie d’échange comme l’ont été les agriculteurs du Québec par le passé », a déclaré Marilène Gill, députée de Manicouagan.

 

Les députés du Bloc Québécois, dont Yves-François Blanchet, ont entamé une tournée à Sept-Îles, Baie-Comeau, Bécancour et au Saguenay-Lac-Saint-Jean afin de discuter des impacts de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) avec les travailleurs et travailleuses de l’aluminium. Ils visiteront les installations de Rio Tinto où des milliers d’employés y travaillent.

 

Selon l’accord, même si 70% des pièces en aluminium utilisées dans la production des automobiles en Amérique du Nord proviendront bel et bien de l’Amérique de Nord, l’aluminium en lui-même contenu dans les pièces n’est nullement obligé de provenir du continent nord-américain. Dans ce contexte, l’ACEUM permettra à l’aluminium chinois d’inonder les marchés canadiens et américains. Ainsi, des pièces de voitures supposément nord-américaines seront fabriquées avec de l’aluminium en provenance de Chine.

 

« L’aluminium québécois est le plus vert du monde et il est inacceptable de le sacrifier au profit de l’aluminium chinois réputé pour n’être pas très écologique. Si le gouvernement est réellement là pour les Québécois, il doit défendre notre industrie avec la même vigueur qu’il a défendu l’acier de l’Ontario. Nous refusons que des compromis soient faits sur le dos de nos régions, de nos travailleurs et du Québec », a conclu Alexis Brunelle-Duceppe, député de Lac-Saint-Jean.