Wet’suwet’en : Ottawa doit régler la crise

Ottawa, le jeudi 13 février 2020

 

Wet’suwet’en : Ottawa doit régler la crise

 

Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, la députée d’Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’affaires autochtones, Sylvie Bérubé, et la députée d’Avignon—La Mitis—Matane—Matapédia et porte-parole du Bloc Québécois en matière de sécurité publique, Kristina Michaud, demandent au gouvernement fédéral de prendre ses responsabilités afin de désamorcer la crise provoquée par le blocage de voies ferroviaires au Québec et au Canada.  Ils formulent aussi des propositions pouvant contribuer à une sortie de crise pacifique et honorable.

 

« Nous voyons se déployer une crise parce que le gouvernement fédéral a laissé se gangrener la situation avec la nation wet’suwet’en et renvoie maintenant le fardeau dans la cour des provinces et du Québec.  Dès décembre, alors que le Guardian révélait que la GRC avait disposé des tireurs d’élite avec pour cibles potentielles les manifestants autochtones, Ottawa aurait dû reconnaître qu’il s’agit d’une crise et la traiter comme telle. Il y a urgence d’agir de bonne foi sans quoi personne ne sait quelle tournure la situation peut prendre » a déclaré Sylvie Bérubé. « Un comité de coordination entre Québec-Ottawa ne suffit pas. Une véritable cellule de crise doit être mise en place par le gouvernement fédéral avec toutes les provinces concernées et une représentation de niveau ministériel » a de son côté affirmé Kristina Michaud.

 

Interpelant le premier ministre Justin Trudeau, le chef du Bloc Québécois, y est allé de propositions concrètes afin désamorcer la crise. « Ce qu’on propose, ce sont trois mesures immédiates. Outre la mise en place d’une cellule de crise, nous exigeons que le gouvernement fédéral nomme un médiateur indépendant en échange de la fin de l’obstruction des voies ferrées. Le mandat du médiateur serait d’initier une discussion sur les enjeux territoriaux avec les Wet’suwet’en. Ensuite, nous demandons que le premier ministre rappelle la Chambre dès lundi afin que les parlementaires envisagent des solutions à adopter par la Chambre des Communes » a déclaré le Yves-François Blanchet.

 

« Hier, nous avons critiqué le gouvernement pour sa négligence dans ce dossier. Aujourd’hui, nous lui offrons la possibilité d’ouvrir la voie à une sortie de crise » a conclu Sylvie Bérubé.