Modifications à la classification des déchets radioactifs : le processus doit être suspendu

Ottawa, le 18 juin 2020 — La porte-parole du Bloc Québécois en matière d’environnement, Monique Pauzé, exige que la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) retarde l’adoption des modifications de la classification des déchets radioactifs jusqu’à que ce que le ministre présente sa nouvelle politique, tel qu’il s’y est engagé à le faire.

« La situation est inquiétante. Si la Commission adopte les modifications de classification aujourd’hui, il pourrait y avoir de grands risques environnementaux, notamment pour notre eau potable puisqu’un des sites visés par les modifications est Chalk River sur la rivière des Outaouais. Un accident dans ce site d’enfouissement pourrait contaminer l’eau potable de millions de Québécois qui prennent leur eau dans le fleuve. Des déchets qui étaient auparavant considérés de moyenne radioactivité pourraient maintenant être considérés de faible radioactivité et être enfouis à seulement 30 mètres de profondeur dans le sol. On parle de déchets qui pourraient rester radioactifs pendant une centaine d’années. On ne peut pas laisser faire ça ! », dénonce Monique Pauzé.

Le directeur pour l’uranium et les déchets radioactifs de Ressources naturelles Canada a affirmé hier que les Canadiens seront consultés à l’automne sur l’amélioration de la politique et l’élaboration de la stratégie en matière de déchets radioactifs, mais ce n’est pas assez.  « Les choses sont faites dans le désordre. Considérant les nombreux impacts liés à ces changements, les citoyennes et citoyens doivent être consultés avant l’adoption des modifications de la classification des déchets radioactifs par la CCSN », conclut Monique Pauzé.