Crise du logement au Québec : Une catastrophe annoncée

Longueuil, le 2 juillet 2020 — En ce lendemain de 1er juillet, le porte-parole du Bloc Québécois en matière de solidarité sociale (logement), Denis Trudel, qualifie la présente crise du logement de catastrophe annoncée.

« C’était écrit dans le ciel, voyons ! En octobre dernier, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) nous dit que le Canada vit l’une des pires crises en 15 ans, et moins de 6 mois plus tard, la pandémie de la COVID oblige une quasi-paralysie de l’économie qui met pratiquement trois millions de personnes au chômage », dénonce le député de Longueuil–Saint-Hubert, Denis Trudel.

Les taux d’inoccupation, avant la pandémie, étaient déjà à la moitié du taux d’équilibre de 3 %. Si l’on ajoute cela à une augmentation des loyers, une hausse des dépenses occasionnées par le confinement et des milliers de pertes d’emplois au Québec, on obtient exactement ce à quoi on devait s’attendre : des familles mal-logées et des citoyens qui n’ont pas de toits.

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a annoncé des chiffres catastrophiques ce matin, notamment que 1350 ménages ont demandé de l’aide aux services d’urgence à leurs municipalités en 2020, dont 522 dans la dernière semaine selon la Société d’habitation du Québec (SHQ). Denis Trudel précise que : « le FRAPRU a pris la peine de spécifier que ces statistiques illustrent seulement la situation de ceux qui ont demandé de l’aide, c’est certain qu’il y en a beaucoup plus qui sont mal-pris ! Ce n’est plus précaire, c’est la réalité. On n’est même plus dans l’incertitude, on est dans l’urgence, la vraie ».

Le porte-parole déplore l’immobilisme du gouvernement fédéral dans ce dossier. Rappelons que l’entente avec le Québec sur la Stratégie nationale sur le logement dort sur une tablette depuis 3 ans avec un budget de 1,4 à 1,7 milliard qui aurait pu être utilisé pour éviter en partie ce qui se passe aujourd’hui.

« Pour une question de drapeau, Ottawa refuse de finaliser l’entente alors que le système québécois de logement social et communautaire fait l’unanimité dans le milieu. C’est franchement ridicule et irresponsable de la part d’un gouvernement qui se targue tous les jours que la priorité est la sécurité des Canadiens et Canadiennes », conclut Denis Trudel.