Scandale WE Charity : Justin Trudeau doit céder temporairement sa place pour que l’État fonctionne

Ottawa, le 14 juillet 2020 – Le Bloc Québécois s’inquiète qu’au moment où la pandémie de la COVID-19 empire à l’échelle planétaire et menace le fragile déconfinement au Québec, le gouvernement canadien soit paralysé et distrait de ses importantes responsabilités par un autre scandale qui met de nouveau en cause le premier ministre Trudeau. « Si les informations publiées sont exactes, Justin Trudeau s’est disqualifié à titre de dirigeant responsable et digne de sa fonction. Davantage préoccupé par son propre avenir que par celui du Canada, Justin Trudeau doit faire un pas de côté et céder, temporairement s’il le faut, les rênes de l’État à la vice-première ministre », a répété le député de Beloeil-Chambly et chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet.

Le chef bloquiste mentionne que même si l’ensemble du Conseil des ministres a terriblement manqué de jugement et même si le ministre des Finances n’est pas à l’abri d’une enquête du Commissariat aux conflits d’intérêts et à l’éthique, les Québécois ne souhaitent certainement pas une élection à très court terme et en pleine sortie de pandémie. La santé publique et l’économie sont trop fragiles : « Ce gouvernement n’est plus digne de la confiance des Québécois, mais nous devons encore tenter de faire au mieux pour aider les plus fragiles d’entre nous et relancer rapidement l’activité économique en soutien aux efforts du gouvernement du Québec dans les deux cas, a-t-il admis. Bientôt toutefois, le Parlement devra se questionner sur la confiance accordée à ce gouvernement. »

Dans cet esprit, Yves-François Blanchet souhaite que la vice-première ministre soit mandatée pour faire elle aussi au mieux dans les circonstances en lieu et place du premier ministre et il l’invite à relancer le processus d’adoption de projets de loi et de politiques déjà discutées sur les sujets qui inquiètent et intéressent les Québécois :

– Transfert des 14G $ sans condition au Québec et aux provinces;

–  Ajustements à la PCU pour lutter contre la fraude et relancer l’emploi, comme elle s’y est engagée le 29 avril;

– Aide aux personnes vivant avec un handicap;

– Prolongation à 50 semaines de l’assurance-emploi pour les grands malades, tel que le rappelle le cas d’Émilie Sansfaçon de Québec;

– Ajustements à la subvention salariale et à la PCU pour les industries et travailleurs saisonniers, les artistes et les artisans;

– Soutien aux initiatives québécoises en transport aérien régional et rappel de l’aide accordée à Air Canada;

– Prolongation des délais de traitement des dossiers en justice.

Dans cet esprit, le chef du Bloc Québécois offrira la collaboration de son caucus.

Le Bloc Québécois soutient aussi la demande de l’Opposition officielle d’entendre le premier ministre au comité des finances, et ailleurs s’il le faut afin d’accélérer le traitement et la résolution de cet enjeu qui s’avère une nuisible distraction alors que la priorité est ailleurs. Cependant, explique Yves-François Blanchet : « Les conservateurs commandent une enquête policière comme on commande une pizza. Ça ne marche pas comme ça. Un citoyen peut certainement porter plainte, mais la décision d’ouvrir une enquête sur un sujet donné appartient de façon indépendante aux corps policiers. La dernière affaire qu’on veut, c’est de remplacer un problème éthique par un autre. Les conservateurs n’ont aucune juridiction sur le travail de la police. C’est de la parade politique. » Le chef bloquiste suppose toutefois que les autorités policières s’intéressent déjà à l’affaire de leur propre initiative.

Alors que l’attention des Québécois est tournée vers le désir de vivre des vacances heureuses à travers les splendides régions du Québec et une sortie de crise, à la fois prudente au plan sanitaire, et audacieuse au plan économique, Yves-François Blanchet veut demeurer positif et constructif : « La crise nous impose le devoir de protéger nos aînés et les plus vulnérables d’entre nous, mais nous offre aussi l’occasion de nous mettre à l’écoute des Québécois pour imaginer le Québec de demain, celui dont le modèle économique sera accueillant, robuste, généreux et durable. Justin Trudeau semble inapte à nous y aider. Qu’il cède sa place! Moi, je reprends la route à travers le Québec avec nos élus pour porter cet automne la voix, la vision et l’âme des Québécois, même au sein de la Chambre des communes. »