Ottawa, mercredi 26 novembre 2008 – À la veille de l'énoncé économique du gouvernement conservateur, le Bloc Québécois a annoncé aujourd'hui son intention de déposer un projet de loi réclamant l'abolition immédiate du délai de carence en assurance-emploi. L'abolition du délai de carence est l'une des mesures du plan de relance présenté cette semaine par le Bloc Québécois qui peut être mise en œuvre immédiatement, et qui ne coûte presque rien.
« Il s'agit d'une mesure qui vise à offrir une chance supplémentaire aux gens qui se retrouvent en situation précaire en ces temps de crise économique. C'est une mesure simple, concrète, qui produira des effets tangibles en s'attachant à ceux qui sont parmi les victimes directes de la crise », a affirmé le député de Brome—Missisquoi, Christian Ouellet, qui déposera le projet de loi au nom du Bloc Québécois.
« On a malheureusement pu constater cette semaine à quel point le gouvernement conservateur est obnubilé par son idéologie dès qu'il est question de venir en aide aux travailleuses et aux travailleurs. Lorsque nous l'avons interrogée, hier, sur les intentions de son gouvernement quant au délai de carence, la ministre Finley a immédiatement fermé la porte. Elle a écarté d'emblée cette mesure en prétendant qu'un délai de carence, c'est normal. Or, pourquoi ce serait normal? Pourquoi serait-il normal de taper une fois de plus sur le dos d'un travailleur qui vient de perdre son emploi alors que l'État poursuit, par exemple, de généreuses contributions aux pétrolières? Nous croyons qu'un tel débat mérite d'être porté sur le parquet de la Chambre et c'est pourquoi nous soumettrons ce projet de loi au cours des prochains jours », a expliqué le porte-parole du Bloc Québécois en matière de Ressources humaines et développement social et député de Chambly-Borduas, Yves Lessard.
La porte-parole adjointe en matière de Ressources humaines et développement social et députée de Saint-Lambert, Josée Beaudin, a rappelé pour sa part que ce n'est pas d'hier que le Bloc Québécois adresse une telle demande pour supprimer la période de pénalité de deux semaines lors d'une nouvelle demande de prestations d'assurance-emploi. « Il existe un fort consensus au Québec : tous réclament l'élimination de cette mesure injuste et injustifiable, qui pénalise des gens qui se retrouvent du jour au lendemain avec des besoins criants et urgents. En cette période d'instabilité économique, une telle absence de sensibilité est particulièrement inadmissible. Les travailleuses et les travailleurs ont contribué de leur poche pour avoir droit à un revenu lors des moments les plus difficiles. Ils n'ont certainement pas besoin d'un fardeau supplémentaire comme celui du délai de carence », a conclu Josée Beaudin.