Ottawa, jeudi 11 décembre 2008 – Le porte-parole du Bloc Québécois en matière de Ressources humaines et Développement social et député de Chambly—Borduas, Yves Lessard, a défié aujourd'hui le gouvernement Harper de respecter sa parole et de rembourser les 57 milliards de dollars que le gouvernement fédéral s'est appropriés à même les surplus de la caisse d'assurance-emploi.
« La Cour suprême a jugé illégal aujourd'hui le détournement des surplus pour les années 2002, 2003 et 2005, sans toutefois contraindre le gouvernement à rembourser ce qu'il a pigé à même la caisse d'assurance-emploi. Le gouvernement Harper a pourtant lui-même reconnu dans le passé que l'argent a été détourné puisqu'il appartient aux cotisants. Il a donc la responsabilité morale envers les travailleuses et les travailleurs de rembourser les 57 milliards soutirés de la caisse d'assurance-emploi par Ottawa afin d'éponger le déficit », a lancé Yves Lessard.
Sa collègue porte-parole adjointe en matière de Ressources humaines et Développement social et députée de Saint-Lambert, Josée Beaudin, souligne pour sa part que dans un contexte de crise économique, les besoins sont d'autant plus grands de bonifier le régime pour répondre aux effets engendrés par la crise.
« À partir des problèmes d'accessibilité jusqu'à la nécessité d'éliminer la pénalité injuste du délai de carence, il existe toute une série de bonifications qui doivent être adoptées pour faire du système d'assurance-emploi un système qui soit véritablement au service des travailleuses et des travailleurs. Le Bloc Québécois propose des améliorations depuis plusieurs années. Ces améliorations ont été appuyées par une majorité de députés à la Chambre des communes. Mais les conservateurs, on le voit systématiquement par leurs positions en Chambre depuis qu'ils forment le gouvernement, s'opposent à tout progrès susceptible d'aider les travailleurs. Une telle attitude est inacceptable en temps de prospérité économique. Moralement, et même économiquement parlant, c'est encore plus inacceptable en temps de crise », a conclu Josée Beaudin.