Ottawa, le mercredi 31 janvier 2007 – « Le refus d'imposer des conditions à Boeing dans l'attribution de ses contrats est une décision qui favorise l'Ouest canadien et l'Ontario au détriment de l'industrie aéronautique québécoise », a déclaré le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe.
Alors que le gouvernement conservateur dit vouloir laisser agir les « forces du marché » dans l'attribution des contrats de construction et d'entretien des avions C-17 à Boeing, « il savait dès le départ que 70 % des contrats iraient à des compagnies de l'Ouest canadien et de l'Ontario. Comment le gouvernement justifie-t-il que moins de 30 % des contrats seront confiés à des compagnies québécoises alors que le Québec représente 60 % de toute l'industrie aéronautique du Canada? » a ajouté Gilles Duceppe.
« Le laisser-faire dont fait preuve le ministre de l'Industrie, Maxime Bernier, en est un de complicité. Comment peut-il soutenir qu'il n'y a pas de préjudices pour l'industrie aéronautique québécoise alors qu'il refuse d'imposer des conditions à Boeing quand on sait, à l'avance, que la part du lion des contrats ira dans l'Ouest canadien et en Ontario? » demande le porte-parole du Bloc Québécois en matière d'Industrie et député de Montmagny—L'Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup, Paul Crête.
« Boeing possède des usines en Colombie-Britannique et au Manitoba et d'importants fournisseurs en Ontario. Si le gouvernement ne force pas Boeing à le faire, la compagnie américaine n'investira que très peu au Québec. Et maintenant que le ministre de Travaux publics Michael Fortier a abandonné le combat qu'il aurait dû livrer pour assurer sa juste part des contrats pour le Québec, on comprend que le gouvernement veut sciemment favoriser l'Ouest et l'Ontario, et ce, au détriment du Québec », a ajouté Paul Crête.
« Ce refus d'agir de la part du gouvernement Harper démontre qu'il a entendu les demandes du premier ministre manitobain, Gary Doer, mais a fait la sourde oreille au Québec, qui réclame pourtant sa juste part pour son industrie aéronautique », a conclu Paul Crête.