Ottawa, le vendredi 2 mai 2008 – La porte-parole du Bloc Québécois en matière de Ressources naturelles et députée de Beauharnois—Salaberry, Claude DeBellefeuille, a souligné aujourd'hui que son parti n'appuiera pas le projet de loi C-33 qui permettrait de hausser le taux de carburants renouvelables dans les carburants, à moins que la Chambre ne donne préalablement son aval à la motion déposée par le Bloc Québécois afin d'empêcher toute hausse de la part du maïs destiné à la production d'éthanol. « Le Bloc Québécois est ferme sur cette question : nous n'appuierons pas un tel projet de loi s'il risque de contribuer au problème de l'insécurité alimentaire dans le monde », a lancé Claude DeBellefeuille.
La porte-parole a rappelé que le Bloc Québécois considère que le projet de loi C-33 doit être appliqué dans une perspective de développement durable. « Le gouvernement fédéral ne peut d'une part chercher à avoir un impact qui réduit à la fois les émissions de GES et notre dépendance au pétrole, et d'autre part provoquer des conséquences sociales et environnementales en augmentant la proportion de la production de maïs qui est actuellement consacrée à la production d'éthanol. S'il se prête à cette pratique contradictoire, il risque d'éliminer complètement les bénéfices qu'il cherche à obtenir avec son projet de loi. C'est pour cette raison que le Bloc Québécois a déposé une motion pour empêcher une hausse de la proportion du maïs consacré à la production d'éthanol », a expliqué Claude DeBellefeuille.
« L'explosion du prix des denrées alimentaires en raison, entre autres, de la transformation de céréales en biocarburants, de même que les impacts environnementaux liés à la production de l'éthanol à partir de la culture intensive du maïs, constituent de sérieux problèmes. Le Bloc Québécois a d'ailleurs mentionné qu'il existe des alternatives au recours au maïs pour la production d'éthanol. Il est notamment possible d'utiliser les résidus agricoles, forestiers ou domestiques.Pour toutes ces raisons, nous estimons que le gouvernement doit s'engager à adopter une approche équilibrée qui respecte à la fois la nécessité de produire des vivres et celle d'agir pour le meilleur intérêt de notre environnement », a conclu Claude DeBellefeuille.