Ottawa, le jeudi 23 novembre 2006 – Le porte-parole du Bloc Québécois en matière de Pêches et député de Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, Raynald Blais, profitera d'une rencontre entre les membres du Comité permanent des pêches de la Chambre des communes et une délégation du Parlement européen pour livrer un plaidoyer en faveur du maintien des activités de chasse aux phoques, une activité traditionnelle et historique pour les pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine et qui leur procure une source de revenu indispensable, a-t-il souligné.
À l'initiative du député, deux chasseurs de phoques des Îles-de-la-Madeleine,
Paul Boudreau ainsi que Jean-Claude Lapierre, participeront à la rencontre et témoigneront à l'effet que les phoques constituent une importante ressource naturelle qui, lorsqu'elle est exploitée de façon responsable et donc durable, leur a permis de subvenir aux besoins de leur famille lors des saisons mortes pour les différents types de pêche.
Une activité économique importante
« La valeur de la chasse aux phoques peut sembler négligeable aux yeux des parlementaires Américains ou Européens, mais elle a une valeur extrêmement importante pour les habitants des collectivités rurales éloignées pour qui il s'agit de l'unique source de revenus durant des périodes où les perspectives économiques sont extrêmement limitées dans leur région. Plusieurs chasseurs estiment que la chasse aux phoques peut représenter plus de 25 pour cent de leur revenu annuel », explique Raynald Blais.
« Par ailleurs, l'industrie a développé au fil des ans une philosophie visant à exploiter à peu près toutes les parties de l'animal. On commercialise ainsi dorénavant autant la viande que l'huile, une source d'acide oméga-3 utile pour combattre de nombreux malaises tels l'hypertension, le diabète et l'arthrite. Plusieurs parties sont récupérées pour des fins d'artisanat. Enfin, le traitement des peaux amène une activité non négligeable en créant elle aussi plusieurs emplois », poursuit Raynald Blais.
Une industrie à l'écoute des préoccupations
Le porte-parole du Bloc Québécois rappelle que plusieurs des préoccupations qui sont fréquemment évoquées concernant la chasse aux phoques ont été aplanies au cours des dernières années qui font que cette activité se compare à plusieurs activités similaires sur toute la planète.
« Le Canada interdit la chasse aux blanchons depuis vingt ans et la chasse aux phoques a reçu l'assentiment d'un panel de vétérinaires qui s'est penché sur l'aspect “humain” de la question. Par ailleurs, le gouvernement canadien a mis aux subventions à cette industrie depuis 2001 », rappelle toujours le député.
Une population qui doit être contrôlée
Raynald Blais fait enfin valoir qu'en dépit des moratoires qui perdurent depuis plusieurs années les stocks de plusieurs espèces de poisson de fond ne se sont guère redressés et qu'une partie appréciable de la faute en revient aux phoques, qui sont particulièrement friands de morue.
« Le phoque n'a pas vraiment de prédateur naturel, ce qui fait que sa population s'est accrue de façon importante au fil des ans, même en dépit de la chasse. Or, un phoque consomme à lui seul environ une tonne de morues et d'autres produits marins chaque année. L'accroissement de la population des phoques a ainsi contribué à la diminution des inventaires de morues des grands bancs de Terre-Neuve, avec toutes les conséquences néfastes que l'on connaît pour les pêcheurs », a conclu
Raynald Blais.