Ottawa, jeudi 29 janvier 2009 – « Le gouvernement conservateur de Stephen Harper nous a une fois de plus prouvé que les femmes sont loin dans sa liste de priorités. Depuis le premier budget conservateur, en 2006, ce gouvernement s'attaque sans cesse aux femmes et à leurs outils de défense et de promotion. Toutefois, il n'avait encore jamais osé s'en prendre à leurs droits, comme il l'a fait avant-hier à propos de l'équité salariale. ″À travail équivalent, salaire égal″; il s'agit là d'un droit fondamental et non pas d'un privilège négociable, comme l'a soutenu le ministre Flaherty dans son budget », affirme Nicole Demers, députée de Laval et porte-parole du Bloc Québécois en matière de Condition féminine.
« Le plus choquant dans le discours du budget, c'est l'absence totale de considération du gouvernement envers les femmes. Aucune de leurs demandes et de leurs priorités ne fait partie du budget. À titre d'exemple, le gouvernement n'est pas revenu sur sa décision de modifier le Programme de promotion de la femme, et ce, bien que l'ensemble des groupes de femme le réclame. Ce sont les femmes qui seront le plus touchées par l'actuelle crise économique, car ce sont elles qui occupent en grande partie les emplois précaires, saisonniers et au salaire minimum. Les modifications apportées au Programme d'assurance-emploi, avant-hier, ne changent rien au fait qu'une seule femme sur trois, en cas de perte d'emploi, sera admissible au régime. Si les femmes ne parviennent pas à se qualifier pour les prestations de 45 semaines, à quoi bon augmenter la limite à 50 semaines? », se demande Johanne Deschamps, députée de Laurentides-Labelle et porte-parole adjointe du Bloc Québécois en matière de Condition féminine.
« L'aveuglement idéologique du Parti conservateur va encore plus loin. En effet, le gouvernement Harper maintient sa décision d'abolir le Programme de contestation judiciaire, une autre attaque directe contre les femmes! », a ajouté Nicole Demers.
« Avec l'appui de tout le caucus du Bloc Québécois, ma collègue de Laval et moi-même continuerons à défendre les femmes contre les décisions misogynes de ce gouvernement rétrograde », a conclu Johanne Deschamps.