Manchette
24 novembre 2009 La Chambre invite le gouvernement à faire ses devoirs en vue de CopenhagueOttawa, mardi 24 novembre 2009 – Le porte-parole du Bloc Québécois et député de Rosemont–La Petite-Patrie, Bernard Bigras, s’est dit heureux que le Bloc Québécois ait rallié une majorité des députés de la Chambre autour de sa motion proposant que le gouvernement canadien soit porteur d’un plan ambitieux à la conférence de Copenhague sur les changements climatiques. Il a souligné du même coup qu’il en va maintenant de la responsabilité du gouvernement conservateur de respecter la volonté démocratiquement exprimée par la Chambre, en se faisant le porteur de propositions sérieuses qui contribueront à faire un succès de cette conférence. « Alors que tous les observateurs s’entendent pour dire que, si rien n’est fait, le réchauffement de la planète entraînera à court terme des conséquences désastreuses sur les plans économique, social et environnemental, les conservateurs se sont campés jusqu’ici dans un entêtement idéologique et partisan à nier ou à minimiser ces conséquences. Le Canada se coupe ainsi de plus en plus du reste de la communauté internationale, notamment la France, le Brésil et l’Angleterre, qui souhaitent une entente solide à Copenhague », a déploré Bernard Bigras. Le député a d’ailleurs rappelé que l’Institut Pembina, l’un des leaders en matière de recherche et d’éducation en politique environnementale, a dressé tout récemment un bilan accablant des politiques canadiennes en matière environnementale. Les porte-parole de l’institut soulignent notamment que les investissements verts canadiens sont largement en-deçà de ce qui se fait aux États-Unis. Mentionnons que l’Institut Pembina et Équiterre ont donné leur appui à la motion du Bloc Québécois. « En feignant de ne pas comprendre l’urgence d’adopter les mesures contraignantes qui sont nécessaires à combattre les changements climatiques, les conservateurs ne font que servir les intérêts des grands pollueurs, notamment les pétrolières. Or, ce sont ceux qui ont pris leurs responsabilités, notamment le Québec, qui se trouvent à porter le fardeau pour la mauvaise foi des conservateurs. Le gouvernement Harper aurait intérêt à s’inspirer plutôt du Québec, qui fait déjà figure de leader en Amérique du nord en raison de ses initiatives pour contrer les émissions de gaz à effet de serre », a repris Bernard Bigras. À lire aussi : Conférence de Copenhague sur les changements climatiques : Ottawa doit prendre ses responsabilités (20 novembre 2009) Réaction de l'Institut Pembina (texte en anglais) Fiches biographiquesLire également
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