Ottawa, mardi 16 mars 2010 – « Les préoccupations du Québec ne correspondent clairement pas aux priorités des partis fédéralistes. Voilà pourquoi ils ont encore une fois refusé de faire amende honorable en appuyant la motion déposée dans le cadre de la journée d'opposition du Bloc Québécois, qui dénonce l'absence des mesures répondant aux besoins du Québec au sein du dernier budget », a déclaré le leader parlementaire du Bloc Québécois et député de Joliette, Pierre Paquette, en commentant le rejet aujourd'hui par la Chambre de la motion du Bloc Québécois.
« Qu'on parle de l'ajout de nouvelles circonscriptions électorales qui viendront réduire le poids politique du Québec, de l'aide dérisoire à l'industrie forestière en comparaison avec les fonds alloués à l'industrie automobile de l'Ontario ou du refus du gouvernement fédéral de dédommager le Québec pour l'harmonisation de sa taxe avec la TPS comme il l'a fait pour l'Ontario et la Colombie-Britannique, le discours du Trône et le budget opposent tous deux une fin de non-recevoir à une large majorité des demandes du Québec à l'égard du gouvernement fédéral. Le même constat s'applique également aux autres thèmes que le Québec tient à cœur, notamment les nécessaires bonifications au régime d'assurance-emploi ou au Supplément de revenu garanti. Enfin, le budget, comme le discours du Trône, ne correspondent absolument pas aux demandes du Québec en matière d'environnement ou de la reconnaissance de la nation québécoise », a expliqué Pierre Paquette.
« On savait depuis longtemps que les partis fédéralistes n'ont guère d'intérêt pour les revendications qui sont chères au Québec. Les tenants du fédéralisme se sont accrochés toutefois depuis les vingt dernières années à l'argument selon lequel la fédération canadienne est payante pour le Québec. Or on constate aujourd'hui plus que jamais que c'est faux, puisque le dernier budget fait en sorte que le Québec est perdant sur toute la ligne, autant sur le plan financier que sur celui de ses valeurs. Ça démontre bien que l'avenir du Québec se trouve ailleurs. Il se trouve dans la souveraineté », a conclu la leader parlementaire adjointe et députée de Québec, Christiane Gagnon.