« On ne sait pas exactement si le gouvernement fédéral sera en mesure d’atteindre ces nouveaux objectifs de réduction d’émissions avant d’avoir mis en place un système cohérent établissant des objectifs, des échéanciers, des cibles provisoires et des attentes auprès des partenaires clés. Le gouvernement devra également se doter d’une stratégie globale pour coordonner des dépenses de plusieurs milliards de dollars de manière efficace et efficiente.»
- Scott Vaughan, commissaire à l’environnement

« Les interruptions ayant caractérisé le processus de planification du programme fédéral ont envoyé des messages contradictoires à l’industrie, aux autres ordres de gouvernement et aux Canadiens en ce qui concerne la cohérence et la prévisibilité de l’approche adoptée pour réduire les émissions de GES. Nos travaux révèlent que le Canada n’est pas en voie de respecter les engagements qu’il a pris pour réduire les émissions de GES au terme du protocole de Kyoto, ce qui n’est pas nouveau. »
- Scott Vaughan, commissaire à l’environnement

« Le plus désolant dans cette histoire, c'est qu'en vertu de la loi, le commissaire à l'environnement n'aura plus à faire rapport des progrès du gouvernement fédéral après 2012. Cela n'augure rien de bon pour la suite des choses quand on sait que ce gouvernement consacre plus d'efforts à défendre les pétrolières et à combattre les politiques environnementales des pays qui tâchent de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre qu'à chercher à améliorer son bilan environnemental. »
- Maria Mourani, porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Environnement

« Le pseudo-plan environnemental des conservateurs ne permettra pas d'atteindre les objectifs prévus. Et ce n'est pas avec des données médiocres, qui ne permettent même pas d'évaluer les dépenses et efforts du gouvernement, ou encore avec l'abolition des programmes environnementaux et les coupes au ministère de l'Environnement, que cette situation va changer.»
- Maria Mourani, porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Environnement

Ottawa doit mettre fin à sa politique de l’autruche et agir pour contrer les changements climatiques

Le récent rapport du commissaire à l'environnement confirme les craintes pourtant maintes fois réitérées en Chambre par le Bloc Québécois : les conservateurs ont complètement abandonné tous les efforts pour tenter de se donner une certaine crédibilité en matière de lutte aux changements climatiques. En fait, ils ne savent même plus où donner de la tête dans ce dossier.

Le commissaire à l’environnement et au développement durable du Canada Scott Vaughan sonne l’alarme : le gouvernement fédéral ne dispose pas de données fiables pour préserver la qualité de l’environnement. Ottawa s’aligne ainsi actuellement vers un échec retentissant face aux cibles de réduction d’émissions de gaz à effet de serre auxquelles il s’était engagé à Kyoto.

Pis encore : après avoir tourné le dos à Kyoto, saboté les négociations internationales sur les futures étapes de réduction des gaz à effet de serre (GES) et passé la hache dans tous les programmes destinées à réduire les émissions de GES, le gouvernement de Stephen Harper est en voie de rater les objectifs qu’il avait lui-même révisés largement à la baisse après avoir pris le pouvoir en 2006.

La solution la plus coûteuse, c’est l’inaction

Pourtant, les cris d’alarme proviennent de toutes parts et ils sont extrêmement préoccupants : les coûts humains et économiques engendrés par l’inaction dépasseront de très loin les investissements si Ottawa n’accepte pas d’agir pour lutter contre les changements climatiques. Des conséquences qui pourraient hypothéquer la santé de la population tout autant que la vitalité de plusieurs industries génératrices de nombreux emplois, ou encore entraîner une hausse significative de l’incidence des catastrophes naturelles.

Le Québec a tout à gagner d’un mode de vie plus propre

Le Bloc Québécois prend très au sérieux le problème des changements climatiques. Le Québec a d’autant plus à gagner que les infrastructures au Québec liées à la production d’énergies propres, comme l’éolienne ou l’hydroélectrique, ainsi que ses industries qui s’affichent déjà nombreuses parmi les chefs de file en matière de transport en commun, placent le Québec en position extrêmement favorable pour tirer rapidement profit d’un mode vie plus respectueux de l’environnement!

Quelques-unes des façons de lutter contre les changements climatiques…

  • Un programme amélioré de soutien aux rénovations domiciliaires éco-énergétiques;
  • Un meilleur soutien au déploiement des énergies vertes et non traditionnelles comme la géothermie, le solaire et l'éolienne;
  • Un meilleur soutien à la recherche et au développement, notamment par la mise en place d’un programme d'investissement pour les recherches liées à la mobilité électrique, au transport intelligent et aux nouveaux matériaux plus légers;
  • L’ouverture d’un dialogue, avec le Québec et les provinces, afin de soutenir les municipalités dans l'implantation de bornes de rechargement pour les voitures électriques;
  • Le retour des incitatifs afin de stimuler l’achat de véhicules éco-énergétiques, incluant un volet particulier pour l'achat de véhicules électriques et hybrides rechargeables et en soutenant les opérateurs de taxis, de services de courrier et d'autopartage;
  • Un programme de partage de risque par lequel Ottawa investit dans la recherche et le développement de nouveaux produits dans les domaines d'avenir, comme celui de l'environnement.


Des chiffres révélateurs…

  • Alors que les émissions de gaz à effet de serre ont diminué au Québec depuis 1990, elles ont augmenté de presque 30% à l'extérieur du Québec…
  • Chaque Canadien émet deux fois et demie plus de gaz à effet de serre qu'un Québécois ou une Québécoise. En Ontario, c'est deux fois plus et en Alberta, six fois…
  • Selon Environnement Canada, en 2008, les émissions de gaz à effet de serre au pays avaient augmenté de 24 % par rapport à 1990…
  • Le Canada dépasse actuellement de 31% les objectifs de réduction qu'il s'était lui-même fixés. Ça signifie 176 millions de tonnes de gaz à effet de serre de plus que prévu…
  • Selon une étude dévoilée tout récemment par un comité consultatif à Ottawa, s’il continue dans la voie actuelle le Canada doit s’attendre à une facture qui devrait s’élever chaque année d’ici 2050 entre 21 et 43 milliards de dollars, simplement pour contrer les effets des changements climatiques…


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