Depuis quand le financement public des partis politiques existe-t-il?
Le système de financement public des partis politiques au niveau fédéral s’inspire largement du système mis en place par le gouvernement de René Lévesque au Québec en 1977. Le Québec était, à cette époque, la seule province à s’être dotée d’un système d’allocations destinées aux partis politiques. Cette méthode avait pour but d’assainir le financement des partis politiques pour ainsi mettre fin aux méthodes de financement douteuses.
En janvier 2003, au plus fort du scandale des commandites, le gouvernement de Jean Chrétien a proposé un projet de loi limitant considérablement les contributions monétaires afin de réduire l’influence politique des grandes entreprises. L’État allait limiter les dons corporatifs à 1000 $ par année et à 5000 $ pour les particuliers. Pour compenser ce manque à gagner, les partis politiques allaient recevoir une allocation annuelle proportionnelle aux voix obtenues lors du dernier scrutin.
Puis, en 2006 le gouvernement Harper a définitivement interdit tout don corporatif et a abaissé à 1100 $ par année le montant maximal des dons des particuliers. Ces mesures, disait-on, allaient mener vers une plus grande équité et une meilleure transparence politique.
Or, voilà que Stephen Harper revient sur sa décision : le 27 novembre 2008, il a clairement annoncé son intention d’abolir le financement public direct aux partis politiques. Cela signifierait le retour à la case départ, à l’époque où aucune loi n’entourait les dons des grandes entreprises et où certains partis constituaient des caisses occultes pour obtenir les sommes dont ils avaient besoin pour fonctionner.