Mercredi 17 mars 2010

Les propriétaires de boisés privés ont besoin d’aide

 

Déjà affectés par la crise forestière, les propriétaires de lots boisés privés ont encaissé d’importantes pertes de revenus depuis le début de la crise qui secoue notre économie. La baisse des prix du bois et les fermetures d’usine font en sorte que plusieurs d’entre eux éprouvent des difficultés à respecter leurs engagements envers les institutions financières.

Des pertes de revenus de 70%

Selon le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, les prix du bois, toutes essences confondues, ont ainsi fondu de plus de 25 % depuis 2005, pendant que la quantité vendue a diminué dans une proportion avoisinant les 60 %. Résultat : les propriétaires de boisés privés ont collectivement encaissé une perte de revenus de l’ordre de 69,5 % !

L’aide est insuffisante et mal ciblée

Dans ce contexte, l’aide du gouvernement fédéral ne répond pas aux besoins des propriétaires de lots boisés privés. L’aide disponible est insuffisante, et mal ciblée. Par ailleurs, les aménagements fiscaux ont un urgent besoin d’être revus afin de favoriser les pratiques de développement durables.

Le Bloc présente un plan

Voilà pourquoi le Bloc Québécois a déposé la motion M-424, une motion issue de nombreuses consultations auprès des propriétaires de boisés privés. La motion réclame la mise en place des mesures suivantes :

  • La reconnaissance du plan d’aménagement comme preuve raisonnable de profit afin que les dépenses engagées dans les travaux d’aménagement soient déductibles au terme de l’article 31 de la Loi de l’impôt sur les revenus;
  • La mise en place d’un Régime enregistré d’épargne sylvicole;
  • Que la Chambre étudie la possibilité de mettre en place un programme de congé de capital et de congé d’intérêts, afin de permettre aux producteurs forestiers de conserver leurs actifs tout en améliorant l’aménagement, la productivité et la diversification de leurs terres;
  • Le retour d’un programme de soutien à la diversification des économies régionales frappées par la crise forestière, que sa gestion soit confiée aux intervenants régionaux et que le programme soit bonifié d’une enveloppe supplémentaire destinée aux boisés privés. L’enveloppe proposée est de 50 millions sur 3 ans;
  • L’augmentation du budget du programme écoÉnergie pour le chauffage renouvelable et que sa portée soit étendue à la production d’énergie thermique pour y inclure la biomasse forestière;
  • Le respect des engagements envers le protocole de Kyoto, c’est-à-dire que 1990 soit reconnu comme année de référence 1990, que l’on fixe des cibles absolues et qu’une approche territoriale soit adoptée de façon à ce que le Québec soit en mesure de reconnaître les particularités spécifiques des entreprises sous sa juridiction.

Évidemment, ces mesures se conjuguent aux demandes déjà formulées par le Bloc Québécois dans son plan de relance de l’industrie forestière. Certaines touchent directement les propriétaires de boisés privés notamment :

  • L’encouragement à l’utilisation du bois dans les constructions fédérales;
  • Un soutien au développement et la commercialisation des carburants de remplacement.

Pour en savoir plus :

 


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