Mardi 16 mars 2010

L’industrie du bois : une industrie vitale pour nos communautés

 

Le 27 janvier dernier, le gouvernement conservateur annonçait une aide de 170 millions de dollars sur deux ans pour le secteur forestier, une aide nettement insuffisante pour soutenir cette industrie vitale pour le Québec.

En fait, la transformation du bois est la principale source d’activités manufacturières dans près de 250 municipalités du Québec. Plus précisément, la forêt génère plus de 90 000 emplois directs. C’est donc dire toute l’importance de ce secteur d’activité pour notre économie.

La crise du bois d’œuvre, qui a précédé la crise économique actuelle, a fait beaucoup plus de mal au Québec qu’elle n’en a fait n’importe où au Canada. Pas moins de 10 000 travailleuses et travailleurs du Québec ont été directement affectés en encaissant collectivement la perte de l’équivalent de 3200 années de salaire. Collectivement, les ventes ont chuté quatre fois plus au Québec que la moyenne canadienne. Depuis avril 2005, c’est encore pire : l’industrie forestière, si on y inclut les activités connexes comme la foresterie et le transport, a perdu 21 000 emplois supplémentaires.

L'automobile vs l'industrie forestière

Agir avant qu’il ne soit trop tard

Le constat, après sept années de malheurs, est dévastateur : l’industrie québécoise du bois d’œuvre est à bout de souffle et à court de liquidités. Elle doit nécessairement renouveler son équipement pour faire face à la concurrence internationale, mais elle en est incapable. Il faut agir, et vite, sinon des communautés entières risquent de bientôt se transformer en villages fantômes.

Afin de permettre à ces usines, aux scieries qui en dépendent et aux milliers de travailleuses et de travailleurs qu’elles embauchent de survivre en attendant la fin de la crise, le Bloc Québécois propose :

  1. des assouplissements à l’assurance-emploi pour assurer un revenu aux travailleurs frappés par la crise;
  2. une aide pour stimuler la deuxième et la troisième transformation des produits de la forêt;
    Si ce programme avait été mis en place dès le printemps 2002, c’est-à-dire dès que le Bloc Québécois l’a demandé, les impacts du conflit auraient été considérablement amoindris puisque les produits transformés du bois continuent d’entrer librement aux États-Unis.
  3. un fonds de diversification économique spécifiquement dédié aux collectivités fortement dépendantes de la forêt.

 

Pour en savoir plus :

Radio-Canada, 28 janvier 2009

 

 

 

Radio-Canada, 25 septembre 2006

 


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