Le meuble : un coup de pouce le temps de s’adapter
L’industrie du meuble et des produits connexes embauche environ 25 000 personnes au Québec. Dans le domaine du meuble résidentiel, le Québec représente la moitié de la production et des emplois au Canada. Les industries québécoise et canadienne du meuble résidentiel représentaient à leur sommet, c’est-à-dire en 2002, des ventes de cinq milliards de dollars dont plus de la moitié était destinée à l’exportation. C’était avant que l’invasion des meubles chinois bon marché ne frappe de plein fouet notre industrie.
L’invasion des meubles chinois bon marchéEntre 2000 et 2004, les importations québécoises de meubles et produits connexes provenant de Chine se sont multipliées par quatre, pour atteindre une valeur de près de 200 millions de dollars en 2004. Pendant ce temps, les exportations québécoises n’ont pas compensé les importations asiatiques. Elles ont même régressé. Résultat : des fermetures comme chez Meubles Roxton à Waterloo, qui a fermé ses portes en octobre 2007 après 115 ans d’existence, ou le géant Shermag, qui a mis à pied les employés de son usine de Victoriaville pour déménager une partie de sa production en Chine. En tout, une quinzaine d’usines.
Un train de mesures pour sauver l’industrieLe Bloc Québécois croit toutefois qu’il est tout à fait possible d’intervenir pour rétablir la balance en faveur de l’industrie québécoise du meuble tout en laissant une porte ouverte aux importations asiatiques. Tout ce dont notre industrie a besoin, c’est un coup de pouce et un peu de temps pour se réorganiser. Afin de permettre à ces usines et aux milliers de travailleuses et de travailleurs qu’elles embauchent de survivre en attendant la fin de la crise, le Bloc Québécois propose :
Pour en savoir plus :Radio-Canada, 9 mai 2006
8 mai 2006
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