Vendredi 3 septembre 2010
BLOC QUÉBÉCOIS

Michael Ignatieff se cache

Le 3 juin, Michael Ignatieff s’est caché et les libéraux ont voté CONTRE le projet de loi C-307 visant à faire respecter la loi 101 partout au Québec.

Aux yeux du nouveau chef libéral, la nation québécoise n’est tellement pas importante qu’il n’a même pas daigné se présenter à ce vote décisif pour l’avenir de la langue française au Québec.

Ni Michael Ignatieff ni Stephen Harper n’ont eu le courage de se présenter, mais leurs députés n’ont pas manqué de nous dire à leur place ce que la nation québécoise peut réellement attendre des deux grands partis fédéralistes :

Pour eux, c’est NON au français au Québec!

Ignatieff : absent lors du voteMichael Ignatieff, absent :

Harper : absent lors du voteStephen Harper, absent :

 


Les commentaires de Gilles Duceppe après le vote, à sa sortie de la Chambre des communes

 

Ignatieff : pas de concessionsEn 2006, Michael Ignatieff a affirmé :

Ignatieff : pas de concessionsEt le 4 juin dernier :

 

Voilà le vrai visage de Michael Ignatieff : un chef libéral comme les autres, marchant dans les traces des Trudeau, Chrétien, Martin et Dion. Un chef qui n’hésite pas à abandonner la nation québécoise à la première occasion. Lisez le communiqué du 3 juin 2009 à ce sujet.

 

Deux fois plutôt qu’une

+ Dans les faits, c’est la deuxième fois que le parti de Michael Ignatieff dit NON à l’application de la loi 101 dans les institutions à charte fédérale.

Le 14 mai 2008, le projet de loi C-482, qui réclamait la reconnaissance de la Charte de la langue française sur le territoire québécois et aurait permis d’étendre son application aux entreprises sous juridiction fédérale, a fait l’objet d’un vote à la Chambre des communes.

Comment ont voté les deux grands partis fédéralistes?

 

Les libéraux ont voté CONTRE la langue française

En 2006, Michael Ignatieff se disait prêt à reconnaître la nation québécoise. Or, dans les faits, en 2008, son parti s’est opposé au projet de loi du Bloc Québécois.

Les députés Marcel Proulx, Francis Scarpaleggia, Raymonde Folco, Marlene Jennings et Bernard Patry se sont tous levés pour voter contre.

Michael Ignatieff, quant à lui, était à Ottawa à 15 h, mais s’est absenté au moment du vote, à 17 h.

Nous ne présumerons pas de ses raisons, mais nous estimons que Michael Ignatieff avait le devoir d’être présent à ce vote décisif pour l’avenir de la langue française au Québec.

 

Les conservateurs ont voté CONTRE la langue française

Les conservateurs, qui se vantent sur toutes les tribunes d’avoir reconnu la nation québécoise, ont une fois de plus raté une occasion de poser des gestes concrets.

Lawrence Cannon, Maxime Bernier, Josée Verner, Jean-Pierre Blackburn, Sylvie Boucher, Luc Harvey, Denis Lebel, Daniel Petit, Christian Paradis, Jacques Gourde et Steven Blaney ont tous voté contre le projet de loi du Bloc Québécois.

Tous les députés québécois du parti conservateur ont voté contre. Tous!

 

 

MM. Ignatieff et Harper, reconnaître la nation québécoise, c’est aussi reconnaître et respecter sa langue officielle, le français.

Loi 101

Trouvez des lectures additionnelles dans :
Michael Ignatieff, la nouvelle illusion

 

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Que pensez-vous de Michael Ignatieff?

 

Projet de loi C-307

Le Bloc Québécois propose de :

  • Modifier la Loi sur les langues officielles afin que le gouvernement fédéral reconnaisse que le français est la langue officielle et la langue commune au Québec. Les amendements que le Bloc Québécois a déposés auront pour effet de forcer le gouvernement fédéral à s’engager à ne pas entraver les objectifs de la Charte de la langue française sans diminuer pour autant les droits de la minorité anglo-québécoise.
  • Amender la Loi sur les sociétés par action de façon à ce que les entreprises exerçant leurs activités au Québec, et qui décident de se constituer à Ottawa plutôt qu’à Québec, soient soumises à la Charte de la langue française en ce qui a trait à la raison sociale.
  • Amender le Code canadien du travail afin que les entreprises sous juridiction fédérale (télécommunication et radiodiffusion, secteur bancaire, transport interprovincial et aérien) soient assujetties à la Charte de la langue française lorsqu’elles opèrent au Québec. Certaines de ces entreprises choisissent de s’y conformer, mais tout cela reste sur une base volontaire.

L’amendement proposé par le Bloc Québécois effacerait ainsi le vide juridique qui permet aux entreprises fédérales de faire fi de la Charte de la langue française en ce qui a trait à la langue de travail.

Selon le constitutionnaliste Henri Brun, le projet de loi du Bloc Québécois est irréprochable au plan constitutionnel.

 

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