Les libéraux de Michael Ignatieff tentent de capitaliser sur l’attrait de la nouveauté qui accompagne généralement la nomination d’un nouveau chef pour hausser leur popularité, mais ils n’ont fait jusqu’ici que cautionner à répétition les décisions de Stephen Harper, décisions qui sont la plupart du temps clairement néfastes pour le Québec.
Alors que la Chambre des communes a été appelée à prononcer un vote crucial pour interdire le recours aux travailleurs de remplacement dans les entreprises sous juridiction fédérale, Michael Ignatieff était tout bonnement absent. Cette mesure est réclamée partout au Québec dans le monde du travail. L’absence du chef libéral – et, plus encore, son absence de leadership – ont fait en sorte que la motion présentée par le Bloc Québécois a été battue.
Quelques semaines avant, Michael Ignatieff s’était pourtant engagé, lors d’une opération de charme menée après des centrales syndicales, à lutter contre l’utilisation des briseurs de grève. On se serait donc attendus à ce que le chef libéral dicte une ligne de parti à ses députés afin de permettre à ce dossier d’effectuer un bond vers l’avant. Mais non! Il laisse son parti voter contre les travailleuses et les travailleurs.