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Après avoir prolongé la mission du Canada en Afghanistan quatre ans au-delà de la limite prévue, Stephen Harper impose maintenant à la Chambre des communes sa décision de prolonger la mission militaire après 2011 en y envoyant quelque 1000 militaires jusqu'en 2014.
Le gouvernement conservateur a délibérément annoncé sa décision arbitraire, prise en catimini et à la va-vite, lors de la relâche parlementaire et donc sans débats ni vote à la Chambre des communes.
Le gouvernement conservateur renie ainsi deux promesses qu'il a faites à la population : celle de faire de la mission en Afghanistan une mission strictement civile après 2011 et l'autre de donner au Parlement la responsabilité de superviser la participation de l'armée aux opérations à l'étranger, faite en campagne électorale et réitérée par la suite.
En plus, les conservateurs ont induit sciemment la population en erreur en jouant avec les mots, prétendant que les quelque 1000 militaires seraient affectés en Afghanistan à des fins de « formation », alors que l'exemple français nous a clairement démontré qu'il est impossible de faire de la formation sans s'impliquer dans des missions de combat.
Un tel manque de transparence est inadmissible. Stephen Harper doit respecter ses promesses et laisser le Parlement décider démocratiquement de l'avenir de l'après-mission 2011.
Le Bloc Québécois insiste depuis janvier 2002 sur le respect des principes du droit international humanitaire. De plus, il a maintes fois réclamé le rééquilibrage de la mission et la mise en place d'une stratégie efficace pour atteindre les objectifs de pacification et de reconstruction.