La nation, des gestes concrets
Le lundi 27 novembre 2006, la Chambre des communes reconnaissait que le Québec forme une nation bien distincte. Et parce que la nation est le lieu privilégié des décisions de nature politique, reconnaître une nation signifie reconnaître l’existence d’un corps politique, doté de droits et d’aspirations politiques légitimes. Ainsi, en reconnaissant la nation québécoise, la Chambre des communes a consenti aux Québécoises et aux Québécois le droit de contrôler eux-mêmes le développement social, économique et culturel du Québec.
Or, près de cinq plus tard, libéraux comme conservateurs refusent toujours que la reconnaissance de la nation québécoise se traduise en gestes concrets.
Michael Ignatieff, qui se targue d’avoir reconnu la nation québécoise, affirme qu’il n’y aura aucune nouvelle concession faite au Québec. Comme s’il suffisait de reconnaître l’existence de la nation québécoise pour ensuite piétiner toutes nos différences et tous nos choix!
Le Bloc Québécois estime qu’il est grand temps de rappeler à Michael Ignatieff et à Stephen Harper que la reconnaissance de la nation québécoise doit aller au-delà des mots. En ce sens, nous réclamons des gestes concrets :