Le 14 mai 2008, le projet de loi C-482, qui réclamait la reconnaissance de la Charte de la langue française sur le territoire québécois et aurait permis d’étendre son application aux entreprises sous juridiction fédérale, a fait l’objet d’un vote à la Chambre des communes.
Comment ont voté les deux grands partis fédéralistes?
Les libéraux ont voté CONTRE la langue française
En 2006, Michael Ignatieff se disait prêt à reconnaître la nation québécoise. Or, dans les faits, en 2008, son parti s’est opposé au projet de loi du Bloc Québécois.
Les députés Marcel Proulx, Francis Scarpaleggia, Raymonde Folco, Marlene Jennings et Bernard Patry se sont tous levés pour voter contre.
Michael Ignatieff, quant à lui, était à Ottawa à 15 h, mais s’est absenté au moment du vote, à 17 h.
Nous ne présumerons pas de ses raisons, mais nous estimons que Michael Ignatieff avait le devoir d’être présent à ce vote décisif pour l’avenir de la langue française au Québec.
Les conservateurs ont voté CONTRE la langue française
Les conservateurs, qui se vantent sur toutes les tribunes d’avoir reconnu la nation québécoise, ont une fois de plus raté une occasion de poser des gestes concrets.
Lawrence Cannon, Maxime Bernier, Josée Verner, Jean-Pierre Blackburn, Sylvie Boucher, Luc Harvey, Denis Lebel, Daniel Petit, Christian Paradis, Jacques Gourde et Steven Blaney ont tous voté contre le projet de loi du Bloc Québécois.
Tous les députés québécois du parti conservateur ont voté contre. Tous!