Vendredi 3 septembre 2010
BLOC QUÉBÉCOIS

 

le québec
dans le monde

La situation actuelle au Québec, comme à l’échelle planétaire, marque un tournant dont les partis souverainistes doivent prendre acte pour mieux faire ressortir les avantages de la souveraineté du Québec.

Le 21e siècle se dessine en effet de telle manière qu’il semble conçu sur mesure pour le Québec.

Comme société, nous avons un intérêt fondamental à récupérer tous les leviers pour aller de l’avant vers nos objectifs collectifs de développement social, culturel, économique et environnemental.

La souveraineté : des avantages concrets

Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois
15 juin 2009

Voici un aperçu de ce que serait un Québec souverain sur la scène internationale.

Une voix pour la nation québécoise
La politique étrangère du Québec
Coopération internationale
Un Québec souverain est tout à fait viable
Pour envisager l’avenir autrement

 

Une voix pour la nation québécoise

La présence du Québec souverain sur la scène internationale et au sein des forums internationaux permettra de promouvoir et de défendre les valeurs et les intérêts de la nation québécoise.

Elle permettra également aux Québécoises et aux Québécois de participer pleinement à la construction du monde dans lequel ils vivent.

Le Québec est très ouvert sur le monde. Ses réussites sur la scène internationale sont nombreuses, tant sur le plan économique que culturel, scientifique ou sportif.

Le Québec actuel ne peut malheureusement pas compter sur une politique étrangère québécoise mise en œuvre par un appareil diplomatique au service des valeurs et des intérêts du Québec.

Le Québec souverain disposera des capacités internationales qui sont l’apanage des pays souverains.

Il pourra établir de nouveaux partenariats avec les autres pays et intégrer, voire susciter de nouvelles alliances.

Un Québec à part entière dans le concert des nations

Francine Lalonde, porte-parole du Bloc Québécois en matière d'affaires étrangères et députée de La Pointe-de-l’Île
15 juin 2009

 

La politique étrangère du Québec

Le Bloc Québécois a déjà esquissé – notamment dans sa proposition principale de 2005, Imaginer le Québec souverain – ce que pourrait être une politique étrangère d’un Québec souverain.

Cette politique pourrait être orientée vers la poursuite de trois grands objectifs :

Objectifs 

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+ L’identité

Nation francophone, marquée par la France et l’Europe dans sa culture, par l’Amérique dans la géographie, l’économie et le mode de vie, par le Canada au fil d’années de cohabitation, par ses rapports avec les nations autochtones et par l’apport des nouveaux arrivants, le Québec a une dynamique et une identité qui lui sont propres.

La politique étrangère du Québec devra permettre au Québec de préserver son identité, d’évoluer et de progresser tout en demeurant lui-même. Plus spécifiquement, le Bloc Québécois propose que cette politique étrangère vise à :

  • promouvoir la culture québécoise à l’étranger;
  • permettre au Québec souverain de jouer un rôle de leadership au sein de la francophonie;
  • promouvoir et défendre la diversité culturelle;
  • intensifier ses rapports avec les pays des Amériques;
  • défendre le modèle québécois de développement, notamment dans les forums commerciaux;
  • promouvoir le respect des droits de la personne.

+ Le multilatéralisme

Le multilatéralisme, c’est préférer la concertation et les règles communes avec les autres États. Nous croyons que c’est la meilleure façon d’éviter les conflits et d’en arriver à des relations harmonieuses entre les peuples.

La promotion du multilatéralisme – y compris le renforcement des institutions internationales – doit être un axe stratégique majeur de la politique étrangère québécoise. En effet, le multilatéralisme est à la fois d’un intérêt vital pour le Québec et une valeur importante pour les Québécoises et les Québécois.

Le multilatéralisme est dans l’intérêt du Québec, parce que ce n’est qu’en contexte multilatéral que les pays qui ne sont pas des grandes puissances (comme le Canada ou le Québec souverain) peuvent avoir une voix au chapitre dans les affaires internationales.

Le multilatéralisme repose sur les grandes valeurs universelles auxquelles les Québécoises et les Québécois souscrivent avec ardeur : solidarité internationale, égalité des peuples, résolution pacifique des conflits, dialogue respectueux entre les cultures, respect des droits des personnes et des peuples, primauté du droit sur la force.

En d’autres termes, c’est le retour et le renforcement des « petits » pays sur la scène internationale.

La Norvège joue déjà un rôle qui n’a aucune mesure avec son poids démographique et économique sur la politique internationale. Sans se prendre pour un autre, le Québec pays pourrait, à partir de ses expériences et de ses forces, déterminer son rôle au plan international.

+ La prospérité et le développement

Le Québec est une terre prospère et développée. Se situant au nombre des nations les plus commerçantes au monde, le Québec exporte 57 % de ce qu’il produit.

Cette ouverture au monde explique en bonne partie l’accroissement remarquable de notre niveau de vie depuis deux générations.

Un tel développement doit pourtant se faire dans une perspective durable. Pour ce faire, il est important d’établir un dialogue entre l’économique et le social afin de tenir compte des aspirations du Québec face à la mondialisation.

Sur la scène internationale, le Bloc Québécois propose que la présence du Québec vise à promouvoir un commerce international qui permette l’enrichissement tout en respectant les droits de la personne, l’environnement et le développement durable des peuples.

 

Coopération internationale

La crise économique actuelle a remis à l’ordre du jour la question de la coopération internationale.

Les États-Unis ont constaté leur incapacité à surmonter leurs difficultés économiques sans une forme de coordination avec leurs partenaires. Non seulement Washington n’a pu agir seul, non seulement il n’a pas pu dicter sa conduite aux autres, mais il n’a même pas été, jusqu’à présent, le meneur de jeu parce que d’autres pays, notamment européens, forts d’expériences différentes, ont su amener des idées plus efficaces.

Obama en a pris acte en parlant de l’importance des alliances.

Ainsi, non seulement la crise économique et financière marque le retour des États sur la scène intérieure, mais elle constitue aussi le retour des États sur la scène internationale. C’est un contexte où la souveraineté du Québec devient encore plus pertinente.

Le Bloc Québécois propose qu’en matière de coopération internationale, le Québec souverain se dote d’une politique fidèle à sa politique étrangère.

En temps de crise, il est d’autant plus essentiel d’avoir les pleins pouvoirs pour bien réglementer notre économie selon nos priorités et nos valeurs.

 

Un Québec souverain est tout à fait viable

Saviez-vous que...
Parmi les 192 pays membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Québec occuperait :

  • le 18e rang pour sa superficie;
  • le 26e rang pour son niveau de vie, avant l’Espagne et la Nouvelle-Zélande ;
  • le 43e rang pour le produit intérieur brut total;
  • le 27e rang pour le produit intérieur brut par habitant, devant l’Espagne, l’Italie, la Grèce et la Nouvelle-Zélande;
  • le 39e rang au chapitre des exportations de biens et services sur les marchés internationaux.

Saviez-vous que...

  • en comparaison avec les États-Unis, les frais d’une entreprise sont, en moyenne, inférieurs de 11,1 % au Québec;
  • le taux de chômage se situait à 8,3 % en avril 2009, un taux comparable à ceux de l’Union européenne et des États-Unis.

Le Québec : une force sur la scène internationale

  • nos ressources naturelles offrent au Québec un avantage marqué, alors qu’on envisage d’ici quelques décennies l’épuisement des ressources en pétrole;
  • en matière d’aéronautique, le Québec est l’une des régions où ce secteur de pointe est le plus concentré à travers le monde;
  • le Québec est une force mondiale dans le secteur des biotechnologies et des technologies de l’information, deux secteurs dominants de la vie du 21e siècle;
  • les Québécoises et les Québécois sont trois fois plus bilingues et sept fois plus trilingues que les autres populations de l’Amérique du Nord;
  • le Québec consacre près de 2,5 milliards de dollars par année à la formation liée à l’emploi. À elle seule, Montréal compte plus de 200 centres de R-D universitaires, soit plus que toute autre ville canadienne.

Nous croyons que le Québec doit écrire lui aussi son nom dans le grand livre de l’histoire des peuples.

L’aventure du Québec est celle d’une nation qui développe une relation d’égal à égal avec les Premières Nations et la nation inuite, où la communauté anglophone a toute sa place et où est valorisé l’apport des Québécoises et des Québécois issus de l’immigration.

Il n’en revient qu’à nous, Québécoises et Québécois, à concrétiser nos plus beaux espoirs en réclamant notre pays, notre identité.

 

Pour envisager l’avenir autrement

La souveraineté du Québec est notre réponse aux défis auxquels fait face la nation québécoise d’aujourd’hui et de demain. L’aspiration à la souveraineté n’est pas fondée que sur les déceptions et les échecs du fédéralisme canadien. La souveraineté est d’abord et surtout une nécessité, pour une nation qui a la conviction profonde et durable qu’il est possible d’envisager l’avenir autrement.

Le 21e siècle sera le siècle du Québec

Pierre Paquette, leader parlementaire du Bloc Québécois et député de Joliette
11 juin 2009

En 2002, le Bloc Québécois a publié un document de réflexion important, Pour envisager l’avenir autrement, qui porte sur des questions quotidiennes, près des préoccupations de la population. Il vise à montrer que la souveraineté n’est pas une idée abstraite, mais plutôt une question centrale pour ceux qui veulent décider de quoi l’avenir sera fait.

Pour envisager l'avenir autrement (PDF, 200 Ko, version intégrale)

 

 

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