Mardi 16 mars 2010

Le supplément de revenu garanti n’est pas un cadeau de la part du gouvernement… c’est un droit.

 

Ce n’est pas d’hier que les députées et les députés du Bloc Québécois réclament une plus grande accessibilité au SRG de même que la pleine rétroactivité des prestations.

En décembre 2001, on apprenait que plus de 270 000 personnes âgées au Canada, dont plus de 68 000 au Québec, admissibles au Supplément de revenu garanti (SRG) ne le recevaient pas.

Le Bloc Québécois a donc déposé le projet de loi C-449 (26 avril 2002) et le projet de loi C-301 (29 novembre 2004) dans le but de garantir aux personnes flouées par le programme de supplément de revenu garanti une pleine rétroactivité des prestations au lieu de la rétroactivité actuellement limitée à 11 mois par le gouvernement fédéral. 

Puis, en décembre 2007, le Bloc Québécois a déposé le projet de loi C-490 afin de modifier la Loi sur la sécurité de la vieillesse et plus spécifiquement le supplément de revenu garanti. Ce projet de loi était le fruit des données recueillies par la députation du Bloc Québécois lors de la Tournée des aînés du Québec au cours de l’été et de l’automne 2007. La visite de personnes âgées du Québec a permis d’identifier leurs besoins et leurs craintes dans le Québec d’aujourd’hui et de demain. S’ajoutaient à ces résultats les recommandations tirées des échanges avec les associations, les fédérations et les organismes d’aînés de tout le Québec.

Concrètement, le projet de loi proposait 4 thématiques :

  • l’inscription automatique au SRG;
  • la majoration de 110 $ par mois pour les bénéficiaires du SRG;
  • la pleine rétroactivité des personnes lésées;
  • un délai compensatoire pour les bénéficiaires du SRG qui subissent le décès de leur conjoint.

Le projet de loi C-490 du Bloc Québécois est toutefois mort au feuilleton en raison du déclenchement anticipé d’élections par le gouvernement Harper. Il affirme d‘ailleurs sur son site Internet que si les personnes âgées n’ont pas droit à la pleine rétroactivité,  ce sont les libéraux qui sont à blâmer. Pourtant, depuis leur arrivée au pouvoir, les conservateurs refusent toujours d’accorder la pleine rétroactivité aux aînés qui en ont vraiment besoin.

 

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