Dans le monde

On a tout à gagner à faire entendre notre voix dans le monde

Les Québécois forment une nation différente de la nation canadienne et il importe qu’ils puissent faire entendre cette voix dans le monde. Actuellement, le gouvernement fédéral parle trop souvent au nom du Québec dans le monde en déployant une politique étrangère contraire à nos intérêts et à nos valeurs. De même, le Canada se distancie de plus en plus des pays de l’Afrique francophone et ne soutient pas suffisamment la diffusion de la culture dans le monde, alors qu’il s’agit d’un secteur crucial pour le Québec.

  1. LA COMPÉTENCE DU QUÉBEC DANS LE MONDE

    En matière de relations internationales, le Québec a pour politique officielle la doctrine Gérin-Lajoie. Celle-ci énonce que tout ce qui est de la compétence du Québec ici est de la compétence du Québec dans le monde. C’est le cas en matière d’éducation et de culture.

    Le Bloc Québécois exigera que le Québec puisse conduire lui-même toutes ses relations internationales dans ses champs de compétence, incluant la conclusion de traités. À l’UNESCO, le Canada devra obtenir le consentement du Québec avant de prendre une position, selon le modèle belge.

  2. DES ENTENTES COMMERCIALES ÉQUITABLES

    Depuis plusieurs années, le Canada multiplie les ententes et les négociations pour la conclusion d’ententes commerciales. À l’instar de l’Assemblée nationale, le Bloc Québécois est en faveur du libre-échange, mais à condition que les ententes signées par le Canada soient favorables à nos intérêts économiques et qu’elles ne limitent pas la capacité des États de légiférer pour le bien commun.

    Le Bloc Québécois ne votera en faveur de l’entente Canada-Europe qu’à la condition expresse que le gouvernement fédéral crée un programme d’aide de 300 millions de dollars pour les producteurs de fromage ; il ne votera en faveur d’un éventuel Partenariat transpacifique qu’à la condition que le système de gestion de l’offre soit intégralement protégé.

  3. UNE POLITIQUE ÉTRANGÈRE ÉQUILIBRÉE

    La politique étrangère canadienne a pris une tonalité agressive depuis quelques années, tandis que les prises de position canadiennes manquent d’équilibre, par exemple sur le conflit israélo-palestinien.

    Le Canada a également joué un rôle de leadership parmi les pays qui font obstacle aux efforts de lutte aux changements climatiques, ce qui est déplorable et contraire aux intérêts du Québec comme de la planète. En ce qui a trait à l’aide internationale, l’effort canadien continue de figurer parmi les moins généreux, tout en répondant de plus en plus aux impératifs idéologiques du Parti conservateur.

    Le Bloc Québécois prônera une politique étrangère équilibrée, misant sur la coopération internationale :
    • sauf en cas d’urgence humanitaire, toute intervention militaire du Canada doit être multilatérale et cautionnée par l’ONU;
    • l’aide internationale doit être augmentée progressivement.

  4. CHANGER LA CULTURE AU SEIN DES FORCES ARMÉES

    Les récents scandales sur le traitement des crimes sexuels commis au sein de l’armée canadienne ont mis en lumière le caractère endémique de ces crimes dans ses rangs et l’incapacité de la justice militaire à juger adéquatement et de manière transparente ces crimes graves. Il est temps d’agir pour contrer l’opacité entourant ces crimes et restaurer la confiance du public et des victimes.

    Le Bloc Québécois proposera, comme la France, l’Allemagne, la Belgique et d’autres pays l’ont déjà fait, de retirer les crimes sexuels de la compétence des tribunaux militaires pour les confier aux soins des tribunaux civils, garants d’une administration plus saine et transparente de la justice.


 

On a tout à gagner à établir des partenariats

Le Québec et le Canada ont été bâtis sur un territoire déjà occupé par les Premières Nations et les Inuits. On ne peut imaginer construire le Québec sans ces nations et sans tenir compte de leurs cultures.

  1. L’AUTONOMIE DES PREMIÈRES NATIONS ET DE LA NATION INUITE

    AutochtonesPlusieurs communautés autochtones du Québec réussissent à tirer leur épingle du jeu sur les plans économique, social et culturel. Cependant, des problèmes socio-économiques graves et persistants, conséquences du traitement subi dans les derniers siècles, subsistent toujours.

    Le Bloc Québécois s’engage à travailler dans le sens de l’autonomie administrative – en éducation, dans les domaines de la justice et de la culture – des communautés autochtones, sur le modèle de la Paix des Braves.

  2. RECONNAISSANCE DU GÉNOCIDE CULTUREL ET INVESTISSEMENTS EN ÉDUCATION

    Le Bloc Québécois croit que le fédéral doit immédiatement, suite au rapport de la Commission de vérité et réconciliation déposé en juin 2015, reconnaître le génocide culturel émanant de la politique des pensionnats autochtones, signer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et investir en éducation et dans l’amélioration des conditions de vie de concert avec les communautés autochtones.
  3. UNE ENQUÊTE SUR LA DISPARITION ET L’ASSASSINAT DES FEMMES AUTOCHTONES

    La disparition et l’assassinat des femmes autochtones constituent une tragédie humaine. Que le gouvernement ait fermé les yeux sur cette tragédie est honteux.

    Le Bloc Québécois continuera d’exiger une enquête exhaustive sur les femmes autochtones disparues et/ou assassinées

  4. LA NATION ACADIENNE ET LES COMMUNAUTÉS FRANCOPHONES DU CANADA

    Depuis le début de son existence, le Bloc Québécois s’est toujours tenu du côté de la nation acadienne et des communautés francophones du Canada.

    Le Bloc Québécois continuera de défendre les Acadiens et les francophones hors Québec, en faisant en sorte qu’ils aient les mêmes droits et les mêmes services dans leur langue que ceux dont bénéficie la communauté anglo-québécoise.