Mardi 6 janvier 2009
Bloc Québécois
Option Canada

Le love-in

Trois jours avant le référendum de 1995, 100 000 personnes se rassemblent à Montréal. Venues des quatre coins du Canada, elles imploraient les Québécois de demeurer au sein de la fédération.

FouleCe grand rassemblement était organisé par des politiciens fédéraux – libéraux et conservateurs – ainsi que des entreprises de l’extérieur du Québec. Il a entraîné de nombreuses dépenses liées au transport des sympathisants et à l’organisation.

Ces dépenses étaient assujetties au plafond fixé par la loi référendaire. Elles auraient dû être autorisées et déclarées par le camp du NON, qui ne l’a pas fait.

Le camp du NON a donc bénéficié d’un avantage indu, violant du même coup la Loi sur la consultation populaire du Québec qui l’oblige à comptabiliser toutes ses dépenses.

Malgré ses efforts pour obtenir des réponses, le juge Grenier explique à la page 98 de son rapport qu’il n’a pas été possible de savoir qui avait payé pour l’organisation du grand love-in de Montréal.

« La preuve présentée devant moi n’a pas permis de déterminer la source du financement du rassemblement du 27 octobre au centre-ville de Montréal. Je ne suis pas en mesure de conclure que les subventions versées au CUC ou à Option Canada ont servi à défrayer en tout ou en partie les coûts de ce ralliement. »

Rapport Grenier, p. 98.

 


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