Le faux discours conservateur.
Les conservateurs fédéraux tentent de justifier la liquidation du registre en laissant entendre que les membres du crime organisé auront toujours les ressources nécessaire pour se procurer des armes, qu'il y ait registre ou pas.

Si le contrôle des armes à feu ne peut nous assurer que les grands criminels n'auront jamais accès à ces armes, de la même façon que les lois sur les stupéfiants ne peuvent nous assurer qu'aucun toxicomane n'aura accès aux substances dont il est devenu dépendant, le contrôle représente cependant un frein important à l'acquisition de ces armes par les gangs de rue qui constituent actuellement le plus grand défi de la criminalité urbaine. Aux États-Unis, ils peuvent se les procurer rapidement, au prix du marché et sans difficulté.
Il est d'ailleurs fort pertinent de noter que les taux d'homicides ne dépendent pas principalement de ceux commis par les membres du crime organisé mais largement par des personnes qui très souvent, n'ont pas d'antécédents criminels. Or, dans le cas par exemple d'homicides commis par un conjoint dont la victime est une femme, le taux canadien est cinq fois plus bas qu'aux États-Unis, ce qui démontre encore une fois l'utilité du registre.