Mot du président
Chères amies, chers amis,
Au cours des ans, le Bloc Québécois a tenté à plusieurs reprises de faire reconnaître la nation québécoise par la Chambre des communes. À l’automne 2006, alors que les circonstances étaient favorables, nous avons forcé le jeu et les trois partis canadiens ont finalement reconnu ce qui était pour nous une évidence.
Il va sans dire que sans la présence du Bloc Québécois à Ottawa, le Québec aurait attendu indéfiniment une telle reconnaissance. Les partis canadiens aimeraient sans doute que cette reconnaissance demeure symbolique, mais ils ont l’obligation politique et morale de la traduire dans les faits et dans les gestes.
Cette Proposition principale, que je vous invite à bonifier, décrit les gestes que le gouvernement fédéral doit poser afin de traduire dans ses lois et ses programmes la reconnaissance de notre nation.
Le Québec a une identité, des valeurs et des intérêts qui lui sont propres et le Bloc Québécois est le seul parti à Ottawa en mesure de les promouvoir. À Ottawa, les autres partis sont canadiens, tandis que nous sommes la seule formation politique québécoise. Nous avons donc un rôle crucial à jouer comme unique défenseur possible de cette identité, de ces valeurs et de ces intérêts qui nous sont propres.
Nous avons conçu cette Proposition principale en tenant compte des limites réalistes d’un tel exercice. En effet, pour permettre au Québec toutes les prérogatives d’une nation libre, il n’y a pas d’autre avenue que la souveraineté. C’est la raison pour laquelle la promotion de la souveraineté demeure notre tâche la plus importante.
Gilles Duceppe
Président et chef du Bloc Québécois
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