Fermeture de la chaîne ADR.tv: « Tout indique que c’est une commande politique » – Gilles Duceppe

Montréal, vendredi 4 septembre 2015 – Dans le cadre d’une rencontre avec le président fondateur de la chaîne Avis de recherche (ADR), Vincent Géracitano, et avec Christiane Sirois, de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues, le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, s’est étonné de la volonté du gouvernement fédéral de couper les vivres à cette chaîne d’intérêt public. « Les conservateurs, qui se prétendent les grands défenseurs de la loi et l’ordre, sont en train de saboter un des outils que nous avons pour lutter contre la criminalité et la violence. Tout le monde au Québec soutient ADR : les policiers, les familles victimes d’actes criminels, les villes de Montréal et de Québec, le gouvernement du Québec, l’opposition officielle. Tout le monde ! Pourquoi le gouvernement Harper veut-il mettre la clé dans la porte? La ministre Glover peut agir. En vertu de la loi, elle a le pouvoir de faire reprendre les audiences. Elle peut également réserver une place à ADR.tv par décret. En Alberta, ils ont même décidé de passer par dessus le CRTC et de financer directement une chaîne. Pourquoi pas au Québec? »

« La GRC considère que ADR.tv est responsable de la résolution de 34 % des cas de personnes en liberté illégale. J’ai effectué de nombreuses démarches auprès des élus à Ottawa. Je n’ai eu aucune nouvelle des conservateurs. J’ai aussi rencontré des représentants du bureau de Thomas Mulcair. J’ai cru obtenir leur appui, leur compréhension. Sans résultat. Idem pour les libéraux. Aujourd’hui, Gilles Duceppe accepte de me rencontrer et de porter mon dossier à Ottawa une fois élu. Je dois le spécifier : je ne suis ni libéral, ni conservateur, ni néodémocrate, ni bloquiste. Je veux simplement que mon dossier débloque  », s’est exclamé Vincent Géracitano.

Revenant sur le bilan du Bloc Québécois en matière de sécurité publique, Gilles Duceppe a souhaité se mettre au service des Québécois qui, comme Vincent Géracitano, trouvent que les choses avancent lentement à Ottawa.  « Le bilan du Bloc Québécois parle de lui-même. On a fait renverser le fardeau de la preuve concernant les biens acquis suite à des activités criminelles, on a fait retirer les billets de 1 000$ qui servaient au blanchiment d’argent. Malgré les menaces de mort, on a fait adopter une loi antigang qui a permis de mettre de nombreux membres de groupes criminels en prison. En matière de sécurité publique, le Bloc n’a pas fait que parler, il a agi. Je m’explique mal qu’on tente de mettre des bâtons dans les roues de gens qui souhaitent faire la lumière sur des activités criminelles et aider à élucider des crimes. J’attends des réponses de Stephen Harper et de Thomas Mulcair », a conclu Gilles Duceppe.