Le Bloc Québécois offre ses condoléances aux familles Lapierre et Beaulieu

Saint-Jérôme, le 29 mars 2016 – À l’annonce de la tragédie ayant emporté le chroniqueur et homme politique Jean Lapierre ainsi que plusieurs membres de sa famille, le chef du Bloc Québécois, Rhéal Fortin, et le député de Bécancour–Nicolet–Saurel, Louis Plamondon, tiennent à exprimer leurs condoléances aux familles et aux proches des victimes.

« Comme tout le monde, je suis sous le choc d’apprendre une aussi terrible nouvelle, a déclaré M. Fortin. Au nom du Bloc Québécois, je tiens à offrir mes condoléances à la famille Lapierre, à la famille Beaulieu ainsi qu’à celles des pilotes. Puissiez-vous trouver la force de surmonter cette épreuve ensemble, avec vos proches, mais aussi à travers le soutien de l’ensemble des Québécoises et des Québécois. »

Madelinot d’origine, Jean Lapierre a fait son entrée en politique en 1979 en tant que député de Shefford au sein du Parti libéral du Canada de Pierre Elliott Trudeau. Réélu en 1980, M. Lapierre se démarque en 1984 en devenant brièvement le plus jeune ministre fédéral, à l’âge de 28 ans, avant d’être réélu dans l’opposition la même année. M. Lapierre obtiendra une quatrième fois la confiance des électeurs de Shefford en 1988. Ce mandat sera mouvementé alors que des dissensions autour des discussions de Meech et de la chefferie libérale sont la trame de fond de la politique canadienne. En 1990, Jean Lapierre, partisan de l’accord du lac Meech et militant du camp Paul Martin à la chefferie libérale, claque la porte du parti à la suite de l’échec des négociations et de l’élection du nouveau chef Jean Chrétien. C’est alors qu’il devient le leader du groupe parlementaire qui deviendrait le Bloc Québécois.

« Si je retiens une chose de Jean Lapierre, c’est à quel point il était proche de son monde, a déclaré Louis Plamondon. C’est qu’il avait le verbe coloré ! Déjà, j’entrevoyais une belle carrière pour lui après la politique, parce que personne n’avait le sens du punch comme Jean Lapierre, et cela en faisait un personnage hautement charismatique. Ce fut un honneur de le côtoyer. »

C’est d’ailleurs dans les médias que M. Lapierre devient la personnalité publique incontournable qu’il est aujourd’hui. D’abord à CKAC puis à TQS, sa vaste connaissance de la politique canadienne et ses talents oratoires en font un animateur hors pair. Il revient toutefois à ses premières amours lorsque Paul Martin, nouveau chef du Parti libéral canadien et premier ministre, en fait son lieutenant au Québec et son ministre des Transports. Il est élu en tant que député d’Outremont en 2004 au sein d’un gouvernement Martin minoritaire, puis en 2006 en tant que député d’opposition. L’appel du micro se fait à nouveau ressentir alors que Jean Lapierre quitte son poste de député d’Outremont pour devenir l’un des chroniqueurs politiques les plus en vue du Québec au 98,5 FM et à TVA.

« C’est une lourde perte que nous subissons aujourd’hui. Jean Lapierre était un homme généreux, très humain, affable, un passionné comme il s’en voit peu. Nous nous souviendrons de sa verve, de son humour et de sa longue carrière au service des Québécoises et des Québécois », a conclu Rhéal Fortin.