Bloc Québécois

Voie de contournement de Lac-Mégantic : cinq ans après la tragédie de Lac-Mégantic, l’inaction du gouvernement canadien continue de menacer la sécurité des Québécois

11 mai 2018

Ottawa, le vendredi 11 mai 2018 – Alors que le gouvernement canadien vient d’officialiser la construction de la voie de contournement de Lac-Mégantic, cinq ans après la terrible tragédie qui a coûté la vie à 47 personnes, Marilène Gill, whip du Bloc Québécois et députée de Manicouagan, ainsi que Xavier Barsalou-Duval, chef parlementaire du Bloc Québécois, considèrent que la sécurité dans le transport ferroviaire continue d’afficher de graves lacunes. « L’inaction du gouvernement canadien constitue une menace pour la sécurité des Québécoises et des Québécois », affirme Marilène Gill.

Après le drame qui a frappé Lac-Mégantic, l’annonce de la construction de la voie de contournement constitue enfin une bonne nouvelle pour la population de cette région si durement éprouvée. Réclamé dès 2013, il aura fallu attendre cinq ans pour que ce projet se concrétise, grâce à la contribution du gouvernement du Québec qui va financer 40% des coûts de construction. « Rappelons que la sécurité ferroviaire est une compétence du gouvernement canadien et malgré cela, pour réussir à concrétiser la voie de contournement, il aura fallu que le gouvernement du Québec finance 40 % des coûts de construction alors que les Québécois et Québécoises envoient 50 milliards en impôts au Canada pour financer les projets de compétence canadienne »,fait valoir le chef parlementaire du Bloc Québécois.

Lors de sa prise de fonction, en 2015, le ministre des Transports Marc Garneau avaitdéclaré que la sécurité du transport ferroviaire serait sa « priorité absolue ». Les chiffres du Bureau de la sécurité des transports (BST) démontrent toutefois l’échec du gouvernement canadien à garantir la sécurité de la population. Depuis janvier 2018, on dénombre déjà 62 déraillements de trains, à quoi s’ajoutent 18 accidents à des passages à niveau. En 2017, on a recensé 1090 accidents ferroviaires, une hausse de 21% par rapport à l’année précédente. Sur ce total, 115 accidents impliquaient des trains transportant des marchandises dangereuses.

Face à la multiplication des accidents, le projet de loi C-49 sur la modernisation du transport du ministre Garneau a pour seule réponse d’imposer l’installation d’appareils d’enregistrement vocal et vidéo à bord des locomotives de tête, une mesure que réclamait le BST depuis cinq ans. « Il s’agit d’une mesure cosmétique, qui ne règle pas les problèmes de sécurité dans le transport ferroviaire », affirme le député Xavier Barsalou-Duval. «Dans de nombreuses régions, des citoyens s’inquiètent de l’état précaire des voies ferrées. Le BST dénonce depuis plusieurs années le nombre insuffisant d’inspecteurs chargés de contrôler le matériel roulant et les 40 000 kilomètres de voies à travers le Canada. Très clairement, le gouvernement canadien manque à son devoir dans le domaine de la sécurité ferroviaire ! » conclut-il.

« Alors que le transport de produits pétroliers a connu une croissance exponentielle au cours de la dernière décennie, l’idée de revivre une tragédie comme celle de Lac-Mégantic est insupportable. Cette augmentation de transport de pétrole est principalement due au transport du pétrole pour exportation.  Quand la République du Québec récupérera ce champ de compétence, le territoire du Québec ne servira pas d’autoroute d’exportation pour le pétrole nord-américain », conclut Marilène Gill.

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