Bloc Québécois

Surtaxes américaines sur l’acier et l’aluminium : « Nouvel échec retentissant du Canada à protéger le Québec contre les attaques de protectionnisme américain » – Martine Ouellet

01 juin 2018

Ottawa, jeudi le 31 mai 2018 – Martine Ouellet, chef du Bloc Québécois et députée de l’Assemblée nationale, ainsi que Xavier Barsalou-Duval, chef parlementaire du Bloc Québécois et député de Pierre-Boucher-Les Patriotes-Verchères, déplorent l’imposition éhontée de surtaxes par des tarifs douaniers venant de l’administration Trump à hauteur de 25% et 10% sur les importations d’acier et d’aluminium des États-Unis. Ces tarifs, qui porteront grandement préjudice à l’économie du Québec, sont le prix à payer pour être représenté par le Canada qui est incapable d’établir un rapport de force avec le gouvernement des États-Unis.

Le Bloc Québécois juge inacceptable l’imposition de surtaxes sur l’acier et l’aluminium et considère qu’ils sont symptomatiques de la position de faiblesse du Canada. « Justin Trudeau et son gouvernement n’ont pas su bâtir un rapport de force face à Donald Trump. Ils n’ont jamais résisté aux attaques des États-Unis de Trump : surtaxes sur le Bois d’œuvre et surtaxes sur les avions. En se laissant marcher sur les pieds de la sorte sans jamais répliquer, ils ont ouvert la porte à d’autres surtaxes dévastatrices qui nuiront grandement aux emplois dans l’aluminium et l’acier et à toute l’économie québécoise. On peut même se demander quelle sera la prochaine attaque à notre économie? », s’est interrogée Martine Ouellet.

« Justin Trudeau est allé négocier en culotte courte avec les Américains. Ce faisant, il est en train de perdre sur tous les fronts. Son incompétence et celle du gouvernement canadien font qu’aujourd’hui, des emplois structurants dans des régions comme le Saguenay, la Côte Nord et les régions de Contrecœur-Sorel et Bécancour sont visés par le protectionnisme américain. Les négociations avec les États-Unis sont un échec sur toute la ligne pour le Québec. Le Canada revient toujours les mains vides pour le Québec », a dénoncé Xavier Barsalou-Duval.

« Il est très clair qu’actuellement, le Québec a tout à perdre d’être encore une simple province du Canada. Le Québec aurait tout à gagner à négocier de sa propre voix avec les États-Unis afin d’établir une relation commerciale directe en établissant son propre rapport de force sans faire de concessions pour favoriser l’industrie de l’automobile de l’Ontario ou pour le pétrole de l’Alberta. Le fait de rester dans le Canada coûte cher à l’économie du Québec », a conclu la chef du Bloc Québécois.

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