Bloc Québécois

Menaces de déportation vers Haïti en crise : « Personne ne doit être expulsé au risque de sa vie » – Mario Beaulieu

23 novembre 2018

Ottawa, le 23 novembre 2018 – Mario Beaulieu, chef intérimaire du Bloc Québécois, et Stéphane Handfield, avocat spécialisé en matière d’immigration, ont déploré que la Chambre des communes ait rejeté la demande du Bloc qu’Ottawa repousse toute expulsion de personnes vers Haïti tant et aussi longtemps qu’Affaires mondiales n’aura pas statué sur le retour de la paix sociale.

« Humainement parlant, le gouvernement Trudeau n’a pas le choix que de suspendre immédiatement tous les renvois vers Haïti, et ce, tant et aussi longtemps que la situation sécuritaire ne sera pas rétablie. Il est inacceptable qu’on expulse des femmes et des enfants dans de telles conditions. Le Canada a des obligations internationales envers les demandeurs d’asile et il doit les respecter », a déclaré M. Handfield.

Haïti est plongé dans un nouveau cycle de violences alors que le gouvernement du président Jovenel Moïse est contesté dans le cadre de manifestations qui auraient fait jusqu’à 11 morts, selon l’opposition. L’Agence des services frontaliers du Canada a retardé les renvois vers Haïti jusqu’au 25 novembre, ce qui ne satisfait pas la communauté haïtienne, qui juge improbable que la crise soit réglée d’ici dimanche.

Le Bloc Québécois a déposé la motion suivante, qui a été rejetée du côté des libéraux fédéraux : « Que la Chambre exige que le gouvernement suspende immédiatement tous les renvois de personnes vers Haïti tant et aussi longtemps qu’Affaires mondiales n’aura pas avisé la Chambre qu’il considère la situation de nouveau sécuritaire ».

« Le 25 novembre, c’est tantôt ! Personne ne doit être expulsé au risque de sa vie. Il faut que le gouvernement retarde immédiatement tous les renvois jusqu’à ce qu’il soit en mesure d’affirmer publiquement que la situation est à nouveau sécuritaire », a conclu Mario Beaulieu.

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Source :
Antoni Gilbert
Attaché de presse
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