Bloc Québécois

Ingérence dans le dossier judiciaire de SNC-Lavalin : Trudeau met en péril les emplois et l’expertise avec ses maladresses  

08 février 2019

Montréal, le 8 février 2019 – Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, et les porte-parole du parti en matière de justice et de finances, Rhéal Fortin et Gabriel Ste-Marie, ont reproché au premier ministre Justin Trudeau de mettre en péril les emplois et l’expertise chez SNC-Lavalin s’il devait s’être ingéré dans le processus judiciaire en cours entre l’entreprise et le bureau du procureur général.

« SNC-Lavalin, c’est aussi des emplois et une expertise québécoise reconnue à travers le monde. C’est tout cela qui est remis en question à cause des maladresses du premier ministre. Trudeau avait droit de consulter l’ex-ministre Wilson-Raybould, mais s’il l’a rétrogradée pour avoir refusé de céder à ses pressions, il s’agirait d’un cas grave d’exécutif qui se mêle du judiciaire. Il faut que toute la lumière soit faite sur le rôle du bureau du premier ministre dans le dossier et pour y arriver, Wilson-Raybould doit briser son silence », a déclaré M. Blanchet.

Selon des informations obtenues par le quotidien Globe and Mail, le bureau du premier ministre Trudeau serait intervenu auprès de l’ex-procureure générale Jody Wilson-Raybould pour la convaincre d’en arriver à une entente hors cours avec SNC-Lavalin, ce qu’elle aurait refusé avant d’être démise de ses fonctions. SNC-Lavalin cherche à arriver à un accord de réparation avec le gouvernement fédéral en échange de l’abandon d’un procès contre l’entreprise, qui pourrait menacer sa survie.

« Un accord de réparation sanctionnerait les actes reprochés à l’entreprise sans entraîner un procès qui l’affaiblirait jusqu’à un point de non-retour. Mais ces discussions appartiennent aux deux parties autour de la table des négociations. Non seulement Justin Trudeau n’a pas d’affaire à s’immiscer dans le processus judiciaire, si c’est bien ce qu’il a fait, mais en entretenant le doute sur son implication, il empêche toute possibilité de reprise des discussions », a dénoncé Rhéal Fortin.

« J’invite les autres partis fédéraux à laisser tomber la politique partisane et à se montrer responsables. SNC-Lavalin est l’une des rares multinationales québécoises. On parle de plus de 9 milliards $ de chiffre d’affaires dans le monde et de plus de 3 000 emplois chez nous. Oui, SNC-Lavalin doit payer le juste prix pour ses actions du passé et Justin Trudeau n’aide pas la cause de l’entreprise avec ses gros sabots. Mais la priorité ici, c’est de s’assurer que ce fleuron québécois survive, et survive au Québec », a conclu Gabriel Ste-Marie.

 

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Source :

Carolane Landry

Attachée de presse

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