Élargissement de la subvention salariale aux centres de recherche : Un bon premier pas, mais beaucoup reste à faire  

 

Jonquière, le 15 mai 2020 – Mario Simard, porte-parole en matière des Sciences et de l’Innovation, s’est réjoui de l’annonce du gouvernement fédéral d’étendre la subvention salariale aux centres de recherche, qui y étaient précédemment exclus. Toutefois, il lui demande d’aller plus loin et d’augmenter le soutien à la recherche et développement, en particulier en entreprise.

 

« Nous sommes au beau milieu d’une crise de santé publique dont la solution viendra par la recherche. Cela fait plusieurs semaines que j’interpelle le gouvernement pour qu’il en augmente le financement. Dans la course contre la COVID-19, les Américains offrent un pont d’or aux chercheurs de partout dans le monde et le risque est grand que nous perdions une partie de notre expertise. Je me réjouis que le gouvernement ait entendu. S’il y ajoute la reprise des concours pour le financement des projets de recherche, comme nous le lui demandons, il jouera un rôle utile », a déclaré monsieur Simard.

 

Il s’inquiète cependant du sort des activités de recherche et développement en entreprise, y compris les jeunes pousses technologiques. « Année après année, le Québec représente environ 40% des exportations de biens de haute technologie du Canada. Or, lors d’un ralentissement, la première chose que les entreprises ferment, c’est leur centre de recherche parce qu’il ne procure pas de rendement immédiat. C’est en maintenant leur avance technologique que nos entreprises pourront rebondir rapidement lorsque la crise sera passée. La force du Québec est là, il ne faut pas la perdre », explique le député de Jonquière.

 

« Les programmes mis en place pendant crise devraient avoir pour objectif de préserver et préparer l’avenir. Et l’avenir, c’est par la recherche scientifique et le développement expérimental qu’il passe. Qu’on parle de recherche en entreprise, de startups qui ne se qualifient à aucune aide ou d’activités de transfert de technologie, dont la contribution privée risque de s’effondrer, il y a tout un chantier que le gouvernement ne semble pas avoir entrepris encore. Je compte le talonner jusqu’à ce qu’il ajoute un peu de vision à ses programmes », a conclu Mario Simard.