Vaccination : L’approvisionnement au vaccin retardé par l’incompétence du gouvernement Trudeau

Ottawa, le 26 novembre 2020 – Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, et Luc Thériault, porte-parole en matière de Santé, dénoncent l’incompétence du fédéral alors que le premier ministre Justin Trudeau admet que le vaccin contre la COVID-19 arrivera plus tard au Québec et au Canada que dans plusieurs pays occidentaux. Ils exigent que le fédéral accède à la demande d’information du gouvernement du Québec sur les modalités d’accès au vaccin.

« Le gouvernement Trudeau est incapable d’informer Québec de l’échéancier selon lequel il anticipe l’arrivée du vaccin. On sait que c’est entre long et très long. Il a été incapable de conclure des ententes avec ses fournisseurs et alliés pour que les Québécois soient vaccinés en même temps que le reste du monde. Il a été incapable de planifier une solution à la capacité de production de vaccins du Canada et à l’obtention de licences afin de produire le vaccin au Canada à courte échéance. Le résultat, c’est que dans les prochains mois, nous serons encore en train de déplorer la propagation et la mortalité chez nous alors que le reste du monde parlera du nombre de personnes vaccinées », a déploré M. Blanchet.

Hier, Justin Trudeau a admis qu’au moment où des pays comme les États-Unis, le Royaume‑Uni et l’Allemagne comptent débuter la vaccination en décembre 2020, le Canada devra attendre « les premiers mois » de 2021, tout en refusant de s’avancer et « d’encercler une date sur le calendrier ». Le Québec, conjointement avec l’Ontario, a écrit sans succès à la ministre fédérale de la Santé le 23 octobre dernier pour demander de l’information sur l’accès au vaccin.

Le Bloc Québécois reproche à Ottawa de ne pas avoir conclu des ententes avec ses alliés garantissant un accès prioritaire aux vaccins et de n’avoir rien fait pour pallier la faible capacité de production de vaccins du pays. Selon le parti, Ottawa aurait minimalement pu recourir aux pharmaceutiques canadiennes en utilisant leur capacité de production excédentaire pour reproduire un vaccin, sous licence, contre la COVID-19. La vaccination aurait ainsi pu débuter rapidement, à plus petite échelle, pour les plus vulnérables et les travailleurs de première ligne.

« La responsabilité du fédéral, c’était d’assurer l’approvisionnement prioritaire en vaccins. Il ne l’a pas fait. C’était aussi de faire approuver des tests rapides pour prévenir une deuxième vague cet automne. Il ne l’a pas fait. C’était d’augmenter durablement les transferts en santé pour aider le Québec à faire face à une crise de santé publique. Il ne l’a pas fait. C’était fermer rapidement les frontières. Il ne l’a pas fait. C’est un échec complet », a conclu Luc Thériault.