Compensations aux producteurs sous gestion de l’offre : Une première étape satisfaisante pour le Bloc Québécois

Ottawa, le 28 novembre 2020 – Suite aux pressions répétées du Bloc Québécois quant à l’urgence de verser l’ensemble des compensations aux producteurs et aux transformateurs sous gestion de l’offre, le porte-parole du Bloc en matière d’Agriculture, d’Agroalimentaire et de la Gestion de l’offre, Yves Perron, se dit très soulagé que le gouvernement annonce enfin une grande partie de l’aide promise.

« Évidemment, les producteurs laitiers poussent un réel soupir de soulagement. Ces derniers pourront enfin obtenir leurs indemnisations. Quant aux autres secteurs sous gestion de l’offre, ceux-ci ont obtenu un montant global de compensation, mais les détails du programme restent à venir. Toutefois, les dommages occasionnés par les brèches faites au système agricole québécois par les concessions des trois derniers accords commerciaux sont permanents et aucune compensation ne permettra de rétablir l’équilibre que l’on avait réussi à acquérir. Il faut donc mettre un terme définitif à cette opération de démantèlement en adoptant le projet de loi du Bloc (C-216) visant à empêcher le gouvernement d’affaiblir la gestion de l’offre lorsqu’il conclut des ententes internationales avec ses partenaires », fait valoir le député.

Toutefois, deux grands bémols : les transformateurs de l’ensemble des secteurs ont été complètement écartés par l’annonce de la ministre et, pis encore, il n’y a toujours aucune compensation pour l’ACEUM (ancien ALENA).
« Nous continuerons nos pressions sur le gouvernement aux côtés des gens du milieu agricole afin qu’ils obtiennent la juste part des compensations qui leur est due », conclut Yves Perron.

Finalement, la ministre de l’Agriculture a réitéré sa promesse de n’accorder aucune autre concession à la gestion de l’offre dans les accords futurs, incluant dans les négociations avec le Royaume‑Uni. C’est une grande déclaration et nous espérons qu’elle sera suivie d’un geste concret en adoptant notre projet de loi C-216.