Autorisation de la vente d’Air Transat : Le Bloc veut faire comparaître le ministre des Transports

Ottawa, le 16 février 2021 – Le Bloc Québécois demande des comptes au ministre des Transports, Omar Alghabra, sur l’autorisation de la vente d’Air Transat. Xavier Barsalou‑Duval, porte-parole du parti en matière de Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, a déposé une motion au Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités afin que le ministre, ainsi que le Bureau de la concurrence, témoignent au sujet de cette décision d’approuver la vente d’Air Transat.

« On aurait au minimum souhaité que le ministre rencontre tout autre acheteur crédible pouvant sauver un fleuron québécois, protéger la concurrence et bien sûr, le service en français. Je m’explique mal qu’il ait décidé de ne pas le faire. Advenant que les libéraux refusent de le laisser comparaître au sujet de la vente, Pierre Karl Péladeau doit être invité à présenter sa vision et à répondre au comité parlementaire », a ajouté le chef du Bloc Québécois, Yves‑François Blanchet.

Soulignons qu’en plus d’avoir émis un avis défavorable à la transaction en mars 2020, le Bureau de la concurrence a aussi informé le ministre des Transports du caractère inadéquat des engagements proposés dans l’évaluation qu’il a transmise à celui-ci. « Le ministre des Transports n’a pas seulement ignoré la deuxième offre, l’autorisation de la vente va aussi complètement à l’encontre de l’avis donné par le Bureau de la concurrence », s’est indigné monsieur Barsalou‑Duval.

Selon le commissaire à la concurrence, dans la note explicative accompagnant la décision du ministre : « Les mesures proposées sont inadéquates et ne sont pas conformes aux principes de conception de mesures correctives en matière de fusion et il est peu probable qu’elles favorisent une entrée réelle de nouveaux concurrents. Sur la base de son expérience et de son expertise, le commissaire estime que les engagements proposés par les parties présentent des lacunes importantes, de sorte qu’ils ne permettent pas de résoudre les problèmes de concurrence susceptibles de résulter de la fusion d’Air Canada et de Transat. »

Des conditions qui n’ont aucun effet

En terminant, le député dénonce aussi la faiblesse des conditions que souhaite imposer le ministre : « En plus de balayer du revers de la main l’avis du commissaire, le ministre des Transports a émis des conditions qui ne contiennent ni pénalités, ni conséquences en cas de non-respect. De toute évidence, ce ministre libéral a oublié que son rôle était de travailler dans l’intérêt de la population et non pas dans celui des actionnaires d’Air Canada », a conclu Xavier Barsalou‑Duval.